Niger : un préfet et sa famille périssent dans une attaque armée

Depuis plusieurs années, le Niger est confronté à la présence de groupes armés actifs sur différentes zones de son territoire, en particulier dans les régions proches des frontières avec le Mali et le Burkina Faso. Ces violences visent aussi bien les forces de sécurité que des responsables administratifs et des civils. C’est dans cette situation qu’est survenue, dans la nuit de dimanche à lundi, une attaque meurtrière à Torodi.

L’agression a coûté la vie au préfet de cette commune du sud-ouest du pays ainsi qu’à plusieurs membres de sa famille. Selon des sources locales concordantes, des assaillants lourdement armés ont pris pour cible la résidence du représentant de l’État aux environs de 2 heures du matin. L’attaque aurait provoqué d’importants dégâts matériels et entraîné la mort de sept personnes, parmi lesquelles le préfet, son épouse et leurs enfants.

Torodi au Niger frappée par une attaque ciblant l’autorité administrative

Torodi, située à une soixantaine de kilomètres de Niamey et non loin de la frontière burkinabè, aurait été brièvement sous le contrôle des assaillants au cours de la nuit. Des témoins évoquent une présence armée dans la ville jusqu’aux premières heures du jour, avant un retrait vers 5 heures du matin. La résidence du préfet aurait été directement visée, notamment par un projectile lourd, laissant peu de chances aux occupants.

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Le préfet, identifié comme le capitaine Chaibou Mali, se trouvait chez lui au moment de l’attaque. Les autorités locales n’ont pas communiqué de bilan officiel détaillé dans l’immédiat, mais plusieurs sources sécuritaires locales font état de sept victimes appartenant exclusivement au cercle familial et d’une autre personne dont l’identité n’a pas été précisée.

Groupes armés au Niger et responsabilité évoquée du JNIM

Des journalistes spécialisés dans le suivi des violences au Sahel estiment que cette attaque pourrait être l’œuvre du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), un mouvement armé affilié à Al-Qaïda, connu pour ses actions dans cette partie du Niger. Cette analyse s’appuie sur des témoignages recueillis sur place ainsi que sur des procédés déjà relevés lors d’attaques similaires dans la zone.

À la suite de cette attaque, les dépouilles des victimes devaient être acheminées vers Niamey pour des obsèques prévues mardi, d’après des sources familiales. Le drame survenu à Torodi souligne une nouvelle fois l’exposition de certaines circonscriptions administratives aux violences armées et les dangers auxquels restent confrontés les responsables de l’État dans l’accomplissement de leur mission.

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