La mort d’Aishatu Umar, une mère de cinq enfants, a provoqué une vive émotion dans l’État de Kano, au nord du Nigeria. Cette femme, opérée dans un centre spécialisé en urologie, aurait succombé à des complications liées à une grave erreur médicale présumée : l’oubli d’un instrument chirurgical dans son abdomen rapporte Punch qui cite un proche. Face à la gravité des accusations, les autorités sanitaires locales ont annoncé l’ouverture d’une enquête officielle.
Selon les informations communiquées par la famille, la patiente souffrait depuis plusieurs mois de douleurs abdominales persistantes après une intervention chirurgicale réalisée en septembre 2025 au Centre d’urologie Abubakar Imam. Malgré ses multiples retours à l’hôpital, aucun examen approfondi n’aurait été engagé dans un premier temps, les médecins se limitant à lui prescrire des médicaments contre la douleur.
Ce n’est que quelques jours avant son décès que des examens d’imagerie auraient permis de détecter la présence d’une paire de ciseaux laissée dans son corps lors de l’opération initiale. Une intervention corrective aurait été envisagée, mais l’état de la patiente ne l’aurait pas permis. Elle est décédée aux premières heures de la matinée, laissant derrière elle une famille endeuillée et de nombreuses interrogations.
Enquête des autorités sanitaires du Nigeria sur la mort d’Aishatu Umar à Kano
Face à l’émotion suscitée par cette affaire, le Conseil d’administration des hôpitaux de l’État de Kano a réagi publiquement. Dans un communiqué, sa responsable de la communication, Samira Suleiman, a indiqué que le secrétaire exécutif de l’institution, le Dr Mansur Mudi Nagoda, avait ordonné une investigation immédiate.
Les autorités sanitaires ont assuré que la procédure serait menée de manière professionnelle, impartiale et transparente. L’objectif annoncé est de déterminer les circonstances exactes du décès et d’identifier d’éventuelles responsabilités. Le conseil a également présenté ses condoléances à la famille de la défunte.
Les responsables hospitaliers affirment vouloir préserver la confiance du public dans le système de santé local, rappelant que la sécurité des patients demeure une priorité. Des mesures disciplinaires pourraient être prises si les faits de négligence venaient à être confirmés.
Négligence médicale présumée au centre d’urologie Abubakar Imam
La famille d’Aishatu Umar dénonce une prise en charge insuffisante après l’opération. Selon un proche, la patiente se plaignait de douleurs intenses depuis plusieurs mois sans qu’un suivi médical approfondi ne soit mis en place. Les examens tardifs auraient révélé une situation critique.
Pour les proches de la victime, l’oubli d’un instrument chirurgical dans le corps d’un patient soulève de sérieuses questions sur les procédures de contrôle au sein de l’établissement. Ils estiment que cette erreur aurait pu être évitée grâce à des protocoles plus stricts et à une meilleure vigilance du personnel médical.
