Sénégal : Le MESRI recadre la mobilité des enseignants-chercheurs vers la Guinée

La question du départ d’enseignants-chercheurs sénégalais vers des universités de la sous-région a ravivé le débat sur la gestion des carrières académiques et le respect des règles administratives. Face aux interprétations divergentes relayées dans l’opinion, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) a pris la parole pour clarifier les principes applicables et rappeler les garde-fous en vigueur.

Réglementation et encadrement de la mobilité universitaire

Le MESRI insiste sur un point central : la mobilité des enseignants-chercheurs est admise lorsqu’elle respecte un cadre juridique précis. Les universités publiques sénégalaises fonctionnent sous des règles qui consacrent l’exclusivité de l’emploi dans la fonction publique et limitent strictement les possibilités de cumul. En pratique, un enseignant-chercheur en activité ne peut être recruté par la fonction publique d’un autre pays, sauf dispositions prévues par des mécanismes de coopération dûment ratifiés et des autorisations administratives spécifiques.

C’est dans ce sens que le ministère a demandé aux recteurs des universités publiques de procéder à des vérifications, afin de s’assurer que toute situation signalée respecte les textes en vigueur et les procédures internes.

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Coopération avec la Guinée

Cette prise de position intervient après une médiatisation insistante d’informations faisant état de recrutements d’enseignants sénégalais en Guinée, informations présentées par certains médias comme une source d’irritation pour les autorités et comme un révélateur de questions sur les conditions de travail dans les universités nationales. Le ministère rappelle par ailleurs l’existence d’un protocole d’accord signé en mai 2025 entre le Sénégal et la Guinée, prévoyant la mobilité des enseignants et des étudiants. Les modalités d’application de ce texte doivent encore être précisées par un comité de suivi, avant toute mise en œuvre officielle.

Par ce communiqué, le MESRI cherche à recentrer le débat sur des règles connues et à dissocier mobilité encadrée et recrutements non conformes. En attendant la clarification des cas signalés et la publication des modalités liées à la coopération avec la Guinée, les autorités appellent à la vigilance administrative et au respect strict des textes, afin de préserver la stabilité et la crédibilité du système universitaire sénégalais.

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