Sénégal : Ndingler, un combat ancien de Bassirou Diomaye Faye

La décision du groupe SEDIMA de restituer à l’État du Sénégal 80 hectares de terres situées dans le département de Mbour marque un tournant concret dans un dossier foncier devenu emblématique. Annoncée par Babacar Ngom, président du groupe, cette initiative intervient après plusieurs années de tensions autour de l’occupation et de l’exploitation de ces terres par des communautés rurales.

Positions tranchées de Diomaye Faye alors opposant

Bien avant son accession à la magistrature suprême, Bassirou Diomaye Diakhar Faye s’était exprimé de manière critique sur la situation de Ndingler. Il avait alors qualifié ce dossier de révélateur des dysfonctionnements persistants dans la gestion du foncier rural, plaidant pour la primauté des droits des populations locales. Sa ligne consistait à rappeler que la terre ne saurait être retirée à des communautés installées de longue date sans concertation effective, transparence administrative et respect strict des procédures légales.

Depuis son arrivée au pouvoir, cette approche reste une référence dans le traitement des litiges fonciers sensibles. Le cas de Ndingler est régulièrement cité comme un exemple nécessitant des réponses institutionnelles claires, capables de rétablir la confiance entre l’État, les acteurs économiques et les communautés concernées.

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Réclamations pour une restitution effective

Le 30 janvier 2026, Amnesty International Sénégal a réagi publiquement à l’annonce de SEDIMA, indiquant avoir pris connaissance de la restitution par voie de presse. L’organisation a rappelé que ces terres étaient exploitées depuis plusieurs décennies par des communautés locales et a exhorté les autorités à engager les mesures nécessaires afin qu’elles reviennent à leurs propriétaires légitimes.

L’ONG a également souligné que le soutien affiché par le président de la République et le Premier ministre Ousmane Sonko aux populations affectées n’avait, selon elle, jamais fait défaut. Cette prise de position renforce les attentes autour d’une décision administrative rapide et conforme aux principes de justice foncière.

La restitution des 80 hectares par SEDIMA ne clôt pas le dossier de Ndingler. Elle ouvre une nouvelle phase, centrée sur l’arbitrage de l’État et sur la capacité des institutions à traduire les engagements politiques en actes concrets, au bénéfice des communautés rurales concernées et de la stabilité sociale dans la zone.

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