Le classement mondial des universités 2026 du Times Higher Education met en lumière la progression de l’enseignement supérieur en Afrique du Nord. Des établissements du Maroc et d’Égypte se distinguent par leurs performances académiques et leur rayonnement international. Cette dynamique illustre les investissements croissants dans la recherche et l’innovation dans la région. Trois universités dominent le classement régional, selon une sélection relayée par Business Insider Africa. L’enjeu clé reste la capacité des institutions à consolider leur position sur la scène mondiale.
L’Afrique du Nord confirme sa présence dans les classements universitaires internationaux, avec des établissements qui gagnent en visibilité et en crédibilité académique. Selon les données du classement Times Higher Education 2026, les universités de la région affichent des résultats encourageants, traduisant une évolution progressive de leurs systèmes d’enseignement et de recherche. Le Maroc et l’Égypte s’imposent comme des pôles majeurs, portés par des politiques éducatives orientées vers l’innovation et l’ouverture à l’international.
Au sommet de ce classement régional figure l’Université polytechnique Mohammed VI, basée au Maroc. Classée dans la tranche mondiale 351–400, elle se distingue par des performances solides, notamment en matière de qualité de la recherche et de perspectives internationales. Ses indicateurs montrent un équilibre entre enseignement, production scientifique et partenariats économiques. Cette position témoigne d’un modèle académique centré sur les enjeux contemporains, avec une attention particulière portée à l’innovation et à l’impact socio-économique.
Maroc et Égypte : des universités en tête du classement Times Higher Education 2026
Derrière l’établissement marocain, l’Université américaine du Caire se classe deuxième en Afrique du Nord. Cette institution égyptienne, qui figure dans la tranche 601–800 au niveau mondial, conserve une influence notable dans le paysage universitaire régional. Elle se distingue notamment par son ouverture internationale et la qualité de ses programmes académiques. Malgré des performances plus modestes en recherche, elle continue de jouer un rôle central dans la formation des élites et dans les échanges académiques avec l’étranger.
La troisième place est occupée par l’Université des sciences et technologies Égypte-Japon (E-JUST), également située en Égypte. Classée dans la même tranche mondiale que l’Université américaine du Caire, elle se démarque par une qualité de recherche relativement élevée et un modèle de coopération internationale. Son positionnement repose sur des partenariats académiques et scientifiques, notamment avec des institutions japonaises, qui renforcent sa capacité à produire des travaux reconnus au niveau international.
Ces résultats mettent en évidence la diversité des modèles universitaires en Afrique du Nord. Certains établissements privilégient la recherche et l’innovation, tandis que d’autres s’appuient davantage sur leur ouverture internationale et leur tradition académique. Cette complémentarité contribue à structurer un écosystème universitaire en mutation, où les performances ne se mesurent plus uniquement à l’échelle nationale, mais aussi dans une perspective globale.
Enseignement supérieur en Afrique : une montée en puissance progressive
Au-delà de l’Afrique du Nord, les universités africaines semblent progressivement renforcer leur présence dans les classements mondiaux. Plusieurs pays du continent ont engagé des réformes visant à améliorer la qualité de l’enseignement, à encourager la recherche et à attirer des partenariats internationaux. Cette évolution s’inscrit dans un contexte où l’enseignement supérieur est perçu comme un levier stratégique pour le développement économique et social.
Les investissements dans les infrastructures, la formation des enseignants et la collaboration avec des institutions étrangères participent à cette transformation. Dans certains cas, des universités africaines adoptent des modèles hybrides, combinant standards internationaux et adaptation aux réalités locales. Cette approche pourrait contribuer à améliorer leur compétitivité à long terme et à renforcer leur visibilité sur la scène académique mondiale.
La progression observée dans le classement 2026 traduit ainsi une dynamique plus large. Elle reflète des efforts continus pour repositionner les universités africaines dans un environnement global de plus en plus concurrentiel. Si des défis subsistent, notamment en matière de financement et de production scientifique, les avancées enregistrées indiquent une évolution structurelle du secteur.
Classement des meilleures universités en Afrique du Nord (2026)
- Université polytechnique Mohammed VI (Maroc)
Rang : 351–400 | Score global : 49,9–51,5- Enseignement : 34,7
- Environnement de recherche : 34,9
- Qualité de la recherche : 72,7
- Revenus du secteur : 56,2
- Perspectives internationales : 72,8
- Université américaine du Caire (Égypte)
Rang : 601–800 | Score global : 39,0–43,5- Enseignement : 30,1
- Environnement de recherche : 25,9
- Qualité de la recherche : 53,7
- Revenus du secteur : 33,9
- Perspectives internationales : 71,9
- Université des sciences et technologies Égypte-Japon (E-JUST) (Égypte)
Rang : 601–800 | Score global : 39,0–43,5- Enseignement : 30,7
- Environnement de recherche : 27,4
- Qualité de la recherche : 65,0
- Revenus du secteur : 40,8
- Perspectives internationales : 53,3



