Armement : les USA renforcent les drones MQ-9B avec des missiles de croisière

Les drones MQ-9B évoluent. General Atomics a lancé l’intégration de missiles de croisière et anti-navires, une avancée qui pourrait étendre leur capacité de frappe à longue distance.

Le 23 février, General Atomics Aeronautical Systems, Inc. (GA-ASI) a confirmé le lancement de travaux visant à intégrer de nouveaux armements sur ses drones MQ-9B SkyGuardian et SeaGuardian. L’industriel mentionne des missiles de croisière ainsi que des systèmes anti-navires, encore en phase d’adaptation technique. Jusqu’à présent, ces drones se limitaient à des missions de surveillance et à des frappes ciblées avec des munitions légères. L’arrivée d’armes de plus longue portée pourrait modifier leur profil d’emploi.

Un changement d’échelle opérationnelle

Déployés pour des missions de renseignement, les MQ-9B pourraient accéder à des capacités de frappe à distance accrue. Les missiles de croisière offriraient une portée bien supérieure à celle des armements actuellement embarqués.

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En mer, le SeaGuardian pourrait évoluer vers un rôle plus offensif. Capable de couvrir de larges zones, il pourrait également engager des cibles navales, réduisant la dépendance aux bâtiments de surface ou à l’aviation pilotée. L’intérêt repose sur l’endurance de ces plateformes. Restant en vol de longues heures, elles permettraient de surveiller, identifier puis frapper sans interruption, avec une présence constante sur zone.

Une dynamique globale d’armement

Les États-Unis poursuivent le renforcement de leurs capacités militaires, notamment dans le domaine des systèmes sans pilote. Face à des compétiteurs majeurs, l’accent porte sur des équipements capables d’opérer sur de longues distances tout en limitant l’exposition humaine.

D’autres puissances suivent une trajectoire similaire, investissant dans des drones armés et des technologies de frappe à distance. Cette évolution alimente une montée en puissance des moyens autonomes dans les stratégies militaires contemporaines.

Les travaux annoncés par GA-ASI restent à un stade préliminaire. Des essais techniques et des validations opérationnelles devraient précéder toute mise en service, dont l’échéance n’a pas été précisée.

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