La chaîne électorale passe à l’écran. Pilotée par la DSI, la dématérialisation structure désormais l’ensemble des opérations, de la formation des acteurs au paiement des agents, et attire l’attention d’institutions homologues de la sous-région.
Au siège de la Commission Électorale Nationale Autonome, les procédures papier reculent. Pour les scrutins de 2026, dépôt des candidatures, parrainages et accréditations transitent par des plateformes dédiées, conçues et administrées par la Direction des services d’information.
L’entrée en lice commence par la formation. Une interface d’e-learning diffuse les modules à l’ensemble des parties prenantes, limitant les contraintes logistiques et uniformisant les contenus. Dans la foulée, les partis politiques soumettent leurs dossiers en ligne. Le traitement gagne en rapidité, chaque étape laissant une trace numérique exploitable.
Des opérations électorales sous contrôle numérique
Le parrainage dématérialisé simplifie les formalités pour les élus habilités. Sur un autre segment, les observateurs nationaux et internationaux sollicitent leur accréditation via un portail unique, réduisant les délais administratifs.
Le jour du vote, les agents déploient des applications mobiles pour compiler et transmettre les données. L’outil e-compilation sécurise la remontée des résultats et réduit les risques d’erreurs liés aux manipulations manuelles.
Accessible au public, l’application e-résultat permet la consultation en temps réel des chiffres par centre de vote. La diffusion instantanée des données vise à consolider la confiance dans le processus électoral au Bénin. Cette architecture numérique a récemment suscité l’intérêt de la Direction générale des élections du Sénégal, venue s’enquérir du dispositif lors d’une mission de travail.
Une administration financière automatisée
La mutation dépasse le seul cadre du scrutin. Les agents électoraux perçoivent désormais leurs primes par transfert électronique, à partir de fichiers sécurisés transmis aux opérateurs de téléphonie mobile. Le circuit de paiement se raccourcit, les délais chutent. Chaque transaction laisse une empreinte vérifiable, ce qui améliore le suivi des dépenses.
En intégrant ces solutions à tous les niveaux de son fonctionnement, l’institution électorale renforce son dispositif organisationnel à l’approche des consultations de 2026. Les prochaines échéances permettront d’évaluer la robustesse du système à grande échelle.
