La justice béninoise est saisie d’une affaire aussi sensible que dramatique, liée au décès accidentel d’un nourrisson dans la commune d’Abomey-Calavi. En cause, un pasteur appelé à répondre de faits qualifiés d’homicide involontaire, à la suite d’un incident survenu dans une concession privée. Le dossier, désormais entre les mains du tribunal, soulève des interrogations sur les circonstances exactes du drame et sur les responsabilités engagées.
Au-delà de l’émotion provoquée par la perte d’un enfant en bas âge, l’affaire interpelle par la configuration des faits rapportés et par les éléments retenus par la justice pour engager des poursuites. Le mis en cause a comparu libre devant le juge, tandis que la procédure suit son cours, avec un renvoi déjà acté pour la poursuite des débats.
Une affaire judiciaire suivie au tribunal d’Abomey-Calavi
Présenté devant le tribunal de première instance d’Abomey-Calavi, le pasteur mis en cause n’a pas été placé en détention provisoire. Il a comparu librement rapporte Le Matinal qui cite Bip radio. Selon les informations portées à la connaissance de la juridiction, le drame se serait produit dans l’enceinte d’une concession où se déroulaient des activités à caractère religieux ou assimilé. La mère de l’enfant, sollicitée pour administrer des médicaments à un malade se trouvant dans une pièce voisine, aurait laissé son bébé dans la cour pendant un court laps de temps. C’est durant cette absence que l’accident serait survenu.
Le pasteur aurait alors démarré son véhicule sans apercevoir la présence de l’enfant au sol. Le nourrisson aurait été percuté, entraînant des blessures mortelles. Les éléments recueillis jusqu’à présent évoquent un geste non intentionnel, mais aux conséquences irréversibles, ce qui justifie l’engagement de poursuites pénales.
L’audience tenue en milieu de semaine n’a pas permis d’entrer dans le fond du dossier. Le tribunal a décidé de renvoyer l’affaire afin de permettre la poursuite des débats et un examen plus approfondi des responsabilités. La prochaine audience est fixée au 29 avril 2026, une échéance qui laisse le temps aux parties de préparer leurs arguments.
Responsabilités pénales et questions de sécurité au Bénin
Parmi les éléments relevés par la juridiction figure une circonstance aggravante potentielle : l’absence de permis de conduire du prévenu au moment des faits. Cette donnée, versée au dossier, pourrait peser dans l’appréciation de la responsabilité pénale du pasteur, indépendamment du caractère accidentel du drame.


