Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Ryabkov, a déclaré que les BRICS ne constituent ni un syndicat militaire ni une organisation de défense collective. Lors d’une interview à TASS, il a précisé que les exercices récents impliquant des membres du groupe se faisaient à titre individuel. Cette clarification intervient alors que certains observateurs s’interrogeaient sur la portée militaire des manœuvres navales en Afrique du Sud. La question centrale reste la sécurité des échanges commerciaux et la coopération stratégique entre ces pays.
La Russie précise le rôle stratégique des BRICS
Sergueï Ryabkov a insisté sur le fait que les BRICS n’ont pas vocation à devenir un instrument militaire. Selon lui, la sécurité des pays membres doit être assurée par d’autres moyens que la mise en place d’une défense collective. Interrogé sur la possibilité que le groupe protège les navires commerciaux de ses membres face à d’éventuelles attaques, le vice-ministre a souligné que les BRICS ne disposent d’aucun mécanisme pour intervenir directement dans ce type de situation. Leur action se limite à l’amélioration logistique et à une meilleure coordination face aux sanctions économiques.
Cette déclaration vise à clarifier la perception internationale du groupe, souvent évoqué comme un contrepoids potentiel aux alliances militaires occidentales. Ryabkov a également précisé que les exercices navals récents en Afrique du Sud n’étaient pas organisés par les BRICS mais par les nations participantes à titre souverain.
Les exercices militaires des BRICS et leur portée
Les membres des BRICS participent parfois à des exercices conjoints impliquant des opérations terrestres, navales ou aériennes, visant à renforcer la coordination, l’interopérabilité et la préparation opérationnelle des forces. Le plus récent exemple en date est l’exercice naval “Will for Peace 2026”, qui s’est tenu du 9 au 16 janvier au large de l’Afrique du Sud, près du port de Simon’s Town. Des navires et personnels de la Chine, de la Russie et de l’Afrique du Sud, ainsi que d’autres États partenaires dans le cadre du format élargi BRICS Plus, y ont pris part. La Russie, la Chine et l’Inde sont parmi les plus actifs dans ces initiatives, souvent bilatérales ou trilatérales, tandis que le Brésil et l’Afrique du Sud privilégient des exercices orientés vers la paix et la sécurité régionale.
La déclaration russe intervient au moment où la sécurité maritime et la protection des échanges commerciaux attirent l’attention. Le vice-ministre a insisté sur la distinction claire entre coopération logistique et défense collective, rappelant que toute intervention militaire conjointe n’a jamais été planifiée. Cette posture permet de dissiper les interprétations selon lesquelles les BRICS pourraient fonctionner comme un syndicat militaire parallèle à l’OTAN.



