Sur dix prévenus, trois repartent libres. Le Tribunal de grande instance de Koupéla au Burkina Faso a rendu ce mardi 24 février son verdict dans l’affaire dite des magistrats et douaniers accusés de corruption. Trois accusés relaxés au bénéfice du doute. C’est le premier signal qu’a envoyé, mardi 24 février 2026, le TGI de Koupéla avant d’asséner des condamnations à des peines allant de deux à dix-huit mois fermes contre des magistrats, des douaniers et un avocat poursuivis pour corruption, blanchiment de capitaux et soustraction de pièces de procédure.
Parmi les relaxés figure notamment le magistrat Jonas Wendsongda Yaméogo, le douanier Seydou Traoré et l’avocat Arno Sampebré. Ces derniers ont été relaxés au bénéfice du doute
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Alban Balanoë Somé écope du verdict le plus sévère : 36 mois de prison dont 18 mois fermes, assortis de 5 millions de FCFA d’amende dont 3 millions fermes pour corruption d’agent public et révélation illégale de l’identité d’un témoin protégé. Même quantum de peine pour le douanier Zindi Désiré Nikièma : 36 mois dont 18 fermes, 5 millions d’amende. Lui répond de corruption et de complicité de révélation de l’identité d’un témoin protégé. Mohamed Traoré, magistrat, hérite de 24 mois dont 12 fermes et de 4 millions de FCFA d’amende, dont 2 millions fermes, pour complicité de corruption.
Des peines intermédiaires pour trois autres condamnés
Aniatisa Urbain Medah et Sandaogo Antoine Kaboré — tous deux magistrats — écopent chacun de 15 mois dont deux mois fermes et de 5 millions de FCFA d’amende dont 3 millions fermes, respectivement pour corruption d’agent public et complicité de corruption. Le douanier Oumarou Yaméogo a été condamné à 15 mois de prison dont deux mois fermes et à une amende de 3 millions de FCFA, dont 2 millions fermes, pour corruption d’agent public portant sur 1,5 million de FCFA. Ce dossier avait atterri au TGI de Koupéla après une instruction longue et tendue. Les avocats de plusieurs prévenus avaient plaidé la relaxe générale, invoquant notamment des vices de procédure.
