Deux femmes arrêtées pour un baiser en public en Ouganda

Le 18 février, la police interpelle deux jeunes femmes dans la ville d’Arua, au nord-ouest de l’Ouganda. À l’origine, une plainte de riverains. Selon la porte-parole de la police locale, Les voisins ont contacté la police en se plaignant que les deux femmes se livraient à l’homosexualité et avaient été vues en train de s’embrasser en public. Des clichés auraient été transmis aux enquêteurs comme éléments matériels.

Dans le même signalement, des habitants affirment avoir vu de nombreuses femmes entrer dans le logement d’une pièce que les suspectes louaient, et y passer la nuit. Ils évoqueraient des orgies entre personnes de même sexe. Placées en détention, les deux Ougandaises ne disposeraient d’aucune assistance juridique à ce stade. Le dossier aurait été transmis au procureur pour avis et éventuelle comparution devant un tribunal.

Une loi parmi les plus répressives

Depuis 2023, la législation ougandaise punit sévèrement les relations homosexuelles et toute forme de « promotion » de l’homosexualité. Le texte, adopté puis promulgué la même année, prévoit des peines lourdes, pouvant aller jusqu’à la prison à vie. Un crime qualifié d’« homosexualité aggravée » expose même à la peine capitale, sanction qui ne serait toutefois plus appliquée depuis des années dans le pays. Ainsi, toute dénonciation peut déclencher une procédure pénale rapide, surtout lorsque des preuves photographiques circulent au sein d’un quartier.

Détention et attente d’un avis du parquet

Le mardi 24 février, la porte-parole de la police a confirmé l’arrestation des deux jeunes femmes. Les autorités maintiennent leur détention depuis une semaine. Les regards sont désormais tournés vers le parquet local. Une décision sur d’éventuelles poursuites pourrait intervenir dans les prochains jours, selon des sources judiciaires.

Publicité

Laisser un commentaire