Sénégal : Décès d'un étudiant à l'UCAD, le gouvernement tient un point de presse

La mort d’un étudiant à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a provoqué une vive émotion dans le pays. Face à la gravité des événements, le gouvernement a convoqué la presse à la Primature afin d’apporter des éléments d’explication et d’annoncer l’ouverture d’enquêtes. Plusieurs membres de l’exécutif ont pris la parole, traduisant la sensibilité du dossier.

Décès d’Abdoulaye Ba et réactions des étudiants

L’étudiant décédé, Abdoulaye Ba, était inscrit en deuxième année de médecine. Il a perdu la vie lors d’affrontements survenus entre étudiants et forces de l’ordre sur le campus de l’UCAD. À la suite des heurts, plusieurs dizaines d’étudiants ont été interpellés.

Des collectifs estudiantins contestent la version présentée par les autorités. Ils dénoncent un usage qu’ils jugent disproportionné de la force par les policiers et estiment que cette intervention aurait conduit à la mort de leur camarade. Ils réclament également la libération des étudiants arrêtés.

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La tension reste palpable sur le campus, où l’émotion s’ajoute aux revendications académiques initiales à l’origine des mobilisations.

Enquêtes ouvertes et déclarations des ministres à la Primature

Lors du point de presse, la ministre de la Justice, le ministre des Forces armées, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique ainsi que le ministre de l’Enseignement supérieur ont détaillé les premières mesures prises.

Le ministre de l’Intérieur a indiqué que des enquêtes ont été ouvertes concernant les événements et qu’elles viseront à établir les responsabilités, qu’il s’agisse de membres des forces de l’ordre ou de manifestants. Il a assuré que toute personne reconnue coupable de violences serait sanctionnée à l’issue des investigations.

Les autorités ont également affirmé que des objets considérés comme des armes auraient été retrouvés lors des opérations menées sur le campus. Il a été fait mention de grenades lacrymogènes manipulées par des étudiants, l’un d’eux ayant, selon le ministre, perdu l’usage de sa main. Des cocktails Molotov auraient aussi été signalés sur certaines terrasses universitaires, éléments qui, selon le gouvernement, auraient motivé l’intervention des forces de l’ordre dans les pavillons.

Ces déclarations sont fermement contestées par les représentants des étudiants, qui réfutent la possession d’armes et mettent en cause la stratégie d’intervention policière. La succession des prises de parole gouvernementales traduit la volonté affichée de clarifier les faits. La justice devra désormais déterminer avec précision le déroulement des événements ayant conduit au décès d’Abdoulaye Ba.

L’opinion publique attend des conclusions transparentes. Au-delà des divergences entre autorités et collectifs estudiantins, l’enjeu immédiat demeure l’établissement des responsabilités et la préservation d’un climat apaisé au sein de l’UCAD.

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