UA : Nathalie Yamb critique la participation de Giorgia Meloni au sommet

La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a pris part au sommet des chefs d’État de l’Union africaine, suscitant des réactions de la militante panafricaniste Nathalie Yamb. Elle s’interroge sur la légitimité de la présence de dirigeants non africains dans une réunion de l’UA et dénonce un manque de respect envers le continent. Le sommet se tient sous la présidence tournante du Burundi, avec des discussions portant sur l’accès à l’eau, l’assainissement, la sécurité continentale et l’intégration africaine. Évariste Ndayishimiye, président du Burundi, assume cette année la présidence de l’UA, succédant à João Lourenço de l’Angola.

Giorgia Meloni au sommet de l’UA : une présence contestée

Selon Nathalie Yamb, il est inhabituel que des dirigeants africains ne soient jamais invités à prendre la parole dans des instances étrangères comme le Conseil européen ou le Congrès américain, alors qu’un chef de gouvernement européen peut s’exprimer devant l’Union africaine. Sur le réseau social X, elle a critiqué ce qu’elle considère comme une attitude de certains dirigeants africains qui accueillent des intervenants étrangers tout en laissant peu de place aux voix panafricanistes. Yamb a également rappelé que l’Italie a voté en faveur de sanctions contre des acteurs panafricanistes, et que les positions de Meloni avant son arrivée au pouvoir avaient changé après son investiture.

Nathalie Yamb et les relations avec l’AES

Nathalie Yamb a des liens étroits avec les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), composée du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Elle s’est rendue à Niamey pour rencontrer leurs dirigeants et discuter des questions de souveraineté et de coopération régionale. L’AES a soutenu publiquement Yamb après qu’elle ait été sanctionnée par l’Union européenne, soulignant leur convergence sur des questions de politique africaine et de panafricanisme. Ces échanges s’insèrent dans le cadre des relations entre l’AES et l’UA, qui ont connu des tensions après le retrait de ces pays de la CEDEAO. Les États membres de l’Alliance des États du Sahel restent officiellement membres de l’UA, mais ils sont suspendus de certains organes décisionnels en raison des changements anticonstitutionnels de gouvernement survenus dans ces pays. Cette suspension limite leur participation aux instances décisionnelles tout en maintenant leur appartenance formelle à l’organisation.

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Le sommet actuel aborde des thèmes tels que l’accès à l’eau potable, l’assainissement, la sécurité continentale et le renforcement de l’intégration économique et politique entre les États africains. Évariste Ndayishimiye, président du Burundi, a été élu président de l’UA pour 2026, assurant la continuité de la présidence tournante et la coordination des travaux du sommet. La participation de Giorgia Meloni a été un point de discussion parmi les délégués, soulignant la présence d’observateurs et dirigeants non africains dans les réunions de l’Union africaine.

Nathalie Yamb a exprimé son opposition à la présence de la Première ministre italienne lors de ce sommet et rappelé son soutien aux initiatives africaines souveraines, notamment celles de l’AES. Selon elle, il serait souhaitable que les pays de l’AES se retirent de cette organisation qui ternit leur image tout au long de l’année.

1 réflexion au sujet de « UA : Nathalie Yamb critique la participation de Giorgia Meloni au sommet »

  1. les présidents africains restent et demeurent des ch.iots qui ont un besoin viscéral d’être dressés par les dirigeants occidentaux.
    Ce n’est pas un manque de respect envers le continent, c’est tout simplement l’habituel asservissement mental du nè.gre qui se dresse en paillasson pour le blanc

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