USA : Cardi B traite l'ICE de "bande de cons", réponse cinglante de l'institution

Cardi B a violemment pris à partie le Département de la Sécurité intérieure (ICE) lors du lancement de sa tournée en Californie. L’artiste, connue pour son opposition frontale à Donald Trump, a menacé les agents de l’ICE de représailles physiques si ces derniers tentaient d’arrêter des membres de son public. Comme l’a indiqué Vanity Fair, l’agence fédérale n’a pas tardé à riposter sur les réseaux sociaux, ressortant le passé sulfureux de la chanteuse. Cette confrontation publique intervient alors que les méthodes de la police de l’immigration suscitent une vive controverse aux États-Unis.

Une déclaration incendiaire depuis la scène californienne

Mercredi 11 février, lors de la première représentation de sa tournée, Cardi B n’a pas mâché ses mots face à son public. L’interprète de 33 ans s’en est directement prise aux forces de l’immigration, proclamant avec virulence qu’ils ne lui prendraient pas ses admirateurs. Elle n’a pas hésité à les traiter de « bande de cons ». La star a ensuite menacé de recourir à la violence si des agents venaient perturber son concert, affirmant disposer de bombes au poivre dans les coulisses et promettant de leur « botter le cul ». Cette sortie spectaculaire s’inscrit dans la ligne politique assumée de l’artiste, qui a toujours manifesté une hostilité envers le président américain Donald Trump.

Loin de s’arrêter à cette première charge, la rappeuse a également évoqué le scandale Jeffrey Epstein sur son compte X, pointant du doigt les liens passés entre le criminel sexuel et l’actuel locataire de la Maison-Blanche. Elle a interrogé le gouvernement sur son silence persistant concernant les dossiers judiciaires qui citent abondamment Donald Trump parmi les personnalités impliquées dans cette affaire sordide impliquant des violations de mineures droguées. Cette référence explosive témoigne de la volonté de Cardi B d’utiliser sa notoriété pour dénoncer ce qu’elle considère comme des hypocrisies politiques majeures.

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Depuis plusieurs mois, la police fédérale de l’immigration fait face à une fronde croissante. Les démocrates et de nombreux représentants de la société civile dénoncent l’extrême brutalité dont font preuve les agents sur le terrain, particulièrement envers les migrants. Les images documentant ces violences ont circulé largement, alimentant l’indignation publique. Plusieurs artistes musicaux ont récemment profité de leurs apparitions publiques pour condamner les pratiques de l’agence et exprimer leur solidarité avec les populations immigrées. Des incidents mortels controversés, dont celui impliquant Renee Good et Alex Pretti ont contribué à faire basculer l’opinion publique américaine, une majorité de citoyens jugeant désormais excessives les méthodes employées.

La contre-attaque de l’ICE sur les réseaux sociaux

Piquée au vif par les déclarations de Cardi B, l’institution n’a pas tardé à réagir via son compte X officiel. Dans une réponse empreinte de sarcasme, l’agence a fait référence aux aveux passés de l’artiste, qui avait reconnu en 2019 avoir drogué et volé des clients durant sa période comme danseuse exotique. La réplique de l’ICE suggérait que tant que la chanteuse s’abstiendrait d’administrer des substances à ses agents ou de les détrousser, son comportement actuel constituerait déjà un progrès notable par rapport à ses anciennes pratiques. Cet affrontement médiatique illustre la polarisation croissante de la société américaine sur les questions migratoires et révèle comment les célébrités utilisent désormais leur plateforme pour interpeller directement les institutions gouvernementales.

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