USA : la femme de Tinubu refusée en interview par un journaliste américain

La liberté religieuse au Nigeria demeure une question sensible, avec une situation historique marquée par des tensions communautaires et des attaques de groupes armés comme Boko Haram. Récemment, cette question a pris une dimension diplomatique internationale lorsque le président américain Donald Trump a dénoncé des violences ciblées contre les communautés chrétiennes et évoqué la possibilité de sanctions ou de pressions diplomatiques. Le gouvernement nigérian a rapidement réagi en rejetant toute accusation de persécution dirigée par l’État, affirmant plutôt que les violences sont le fait de groupes armés indépendants opérant sans distinction religieuse. Ce désaccord sur le diagnostic de la situation montre les enjeux autour des droits religieux au Nigeria. La Première Dame du Nigeria, Remi Tinubu, s’est récemment rendue aux États-Unis et a participé au petit-déjeuner national de prière jeudi, avant de chercher à rencontrer des médias pour aborder la question de la liberté religieuse dans son pays.

Liberté religieuse et refus d’entretien aux États-Unis

Au cours de sa visite, Mme Tinubu a tenté de s’entretenir avec Tony Perkins, animateur de l’émission Washington Watch, afin de discuter de la liberté religieuse au Nigeria. Cependant, Perkins a décliné la rencontre, estimant qu’il ne souhaitait pas que sa plateforme soit utilisée pour présenter la situation au Nigeria sous un angle défensif. L’animateur a expliqué qu’il ne voulait pas offrir une tribune permettant au gouvernement ou à ses représentants de masquer des violences contre des populations chrétiennes. Cette décision intervient alors que la question de la persécution des chrétiens nigérians est au centre de débats aux États-Unis.

Relations Nigéro – Américaines et visibilité médiatique

La Première Dame du Nigeria, Remi Tinubu, n’a pas immédiatement donné de réponse aux demandes de commentaires selon ce que rapporte Peoples Gazette. Le journaliste américain Tony Perkins a indiqué qu’il refusait toute rencontre avec elle, expliquant qu’il ne souhaitait pas fournir une tribune permettant de masquer ce qu’il décrit comme un « génocide » des chrétiens au Nigeria.

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Le refus de Perkins de recevoir la Première Dame souligne la sensibilité sur les questions de droits religieux au Nigeria. Pour le pays, cette interaction montre la nécessité de dialogues plus directs pour clarifier les enjeux de sécurité et de droits religieux auprès du public international.

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