Un an après son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump fait face à une opinion publique plus critique. Plusieurs sondages nationaux montrent que le président est désormais jugé moins performant que son prédécesseur Joe Biden depuis sa réélection. Cette tendance pourrait influencer le climat politique américain à l’approche des élections intermédiaires. Les enquêtes révèlent une divergence entre la perception de Trump par sa base et celle de l’ensemble des électeurs. Les résultats interrogent sur la capacité de Trump à consolider sa popularité dans les mois à venir.
Les sondages américains pointent une popularité en baisse pour Trump
D’après trois sondages récents, une partie importante des électeurs américains juge Donald Trump moins efficace que Joe Biden. L’institut Rasmussen Reports rapporte que 48 % des sondés estiment que Biden a mieux exercé ses fonctions, contre 40 % pour Trump, et 8 % considèrent que les deux hommes se valent. Par ailleurs, l’enquêteYouGov pour The Economist (6–9 février) indique que 46 % des adultes trouvent Trump moins performant que Biden, tandis que 40 % ont une opinion inverse.
L’étude Harvard CAPS/Harris, réalisée fin janvier, montre quant à elle que 51 % des électeurs inscrits estiment que Trump fait un moins bon travail que Biden, contre 49 % qui jugent le contraire. Ces différentes enquêtes convergent vers une tendance claire : l’ancien président est désormais évalué de manière plus critique par un large spectre de l’électorat.
Implications politiques et perspectives pour la Maison-Blanche
Depuis son retour à la présidence en janvier 2025, Donald Trump a mené une politique très active, tant sur le plan économique que sur le plan exécutif. L’administration a mis en œuvre des mesures protectionnistes, notamment des surtaxes douanières sur certains produits, qui ont eu un impact direct sur le coût de la vie des ménages. Dans le même temps, le marché de l’emploi a enregistré des fluctuations importantes, avec des créations d’emplois dans certains secteurs et des tensions inflationnistes persistantes. Trump a également signé un nombre record de décrets exécutifs, dépassant le volume de son premier mandat. Sur le plan international, ses décisions en matière de politique étrangère et de sécurité ont renforcé l’image d’un style imprévisible, tandis que certaines interventions militaires et pressions diplomatiques ont suscité débats et inquiétudes à Washington et dans le reste du monde.
Ces résultats d’opinion interviennent à un moment où le paysage politique américain reste divisé. La perception plus critique de Trump pourrait influencer les stratégies des partis pour les élections intermédiaires et les prochaines campagnes. Alors qu’il continue de mobiliser ses partisans à travers des meetings et interventions médiatiques, sa capacité à convaincre un électorat plus large reste incertaine. Le contraste avec l’évaluation de Joe Biden reflète un défi pour l’administration Trump sur le plan de la légitimité et de la confiance publique.



