« Zelensky ne pense qu'à sa survie » : Lavrov tire à boulets rouges sur Kiev

Les pourparlers tripartites entre la Russie, l’Ukraine et les États-Unis se poursuivent à Abou Dhabi ce 5 février 2026, après une première journée qualifiée de « productive » par certaines sources. Ces négociations, impulsées par l’administration Donald Trump, visent à trouver une issue au conflit ukrainien. Un premier accord avait été esquissé lors du sommet d’Anchorage entre les présidents américain et russe à la mi-août 2025, mais les tractations ont depuis connu de nombreux rebondissements. C’est dans ce climat tendu que le chef de la diplomatie russe a lancé une charge virulente contre son homologue ukrainien.

Sergueï Lavrov met en cause les motivations personnelles du président ukrainien

Lors d’une interview accordée à RT à l’occasion de la Journée du diplomate, Sergueï Lavrov n’a pas mâché ses mots. Pour le ministre russe des Affaires étrangères, Volodymyr Zelensky ne cherche pas véritablement la paix car celle-ci signifierait « la fin de sa carrière politique et peut-être pas seulement politique ». Une accusation lourde qui vise à décrédibiliser la position ukrainienne à la table des négociations.

Le chef de la diplomatie russe a également affirmé que « la conscience et Zelensky font mauvais ménage », ajoutant que le dirigeant ukrainien ne penserait qu’à sa propre survie. Ces propos interviennent alors que les délégations tentent de progresser sur les points les plus épineux du règlement du conflit.

Publicité

Moscou critique les propositions de garanties de sécurité européennes pour l’Ukraine

Lavrov a par ailleurs dénoncé les propositions de garanties de sécurité récemment évoquées par Mark Rutte, secrétaire général de l’OTAN, devant la Rada ukrainienne. Selon lui, si Kiev arrive aux négociations avec ces mêmes exigences, cela prouverait une nouvelle fois le refus ukrainien de tout compromis réel.

Le ministre russe a rappelé que Moscou avait accepté les propositions américaines formulées lors du sommet d’Anchorage, tout en pointant du doigt les initiatives européennes qui auraient, selon lui, contribué à prolonger le conflit en « remaniant » sans cesse les termes de l’accord initial. La Hongrie, la République tchèque et la Slovaquie ont d’ailleurs confirmé leur refus de participer au prêt européen de 90 milliards d’euros destiné à l’Ukraine pour 2026-2027, illustrant les divisions persistantes au sein de l’Union européenne.

Les négociations d’Abou Dhabi doivent se poursuivre dans les prochaines heures. Selon le secrétaire d’État américain Marco Rubio, la liste des questions en suspens a considérablement diminué, mais les points restants demeurent les plus difficiles à résoudre.

Laisser un commentaire