Afrique : les 5 pays les moins dotés en systèmes de lance-roquettes en 2026

En Afrique, le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Ghana sont les pays les moins dotés en systèmes de lance-roquettes multiples (MLRS), avec six unités chacun, selon le classement 2026 de GlobalFirepower repris par Business Insider Africa. Ces trois États occupent respectivement les 98e, 97e et 96e rangs mondiaux dans cette catégorie d’armement.

Le classement porte sur les systèmes MLRS (Multiple Launch Rocket Systems), des véhicules d’artillerie terrestre capables de tirer des roquettes à longue portée en salves. Des engins comme le HIMARS américain ou le BM-21 soviétique en sont les exemples les plus répandus. Ces équipements jouent un rôle stratégique dans la guerre moderne, comme l’a démontré leur utilisation intensive lors du conflit en Ukraine.

Des arsenaux réduits dans un continent qui réarme

Le contraste est saisissant à l’échelle continentale. Alors que l’Égypte recense 648 systèmes MLRS et l’Algérie 188, selon les mêmes données GlobalFirepower, plusieurs États d’Afrique subsaharienne peinent à dépasser la dizaine d’unités. Le Burkina Faso, avec 9 lanceurs (90e rang mondial), et l’Ouganda, avec 12 unités (87e rang mondial), complètent ce groupe de cinq nations les moins équipées du continent parmi celles qui possèdent au moins un système opérationnel.

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Cette réalité intervient dans un contexte de montée des dépenses militaires sur le continent. Selon l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI), les dépenses militaires en Afrique subsaharienne ont progressé de façon continue ces dernières années, sous l’effet conjugué de la menace jihadiste au Sahel, des tensions régionales et des coups d’État à répétition dans plusieurs pays. Le Burkina Faso, précisément, traverse depuis 2015 une crise sécuritaire majeure face aux groupes armés opérant dans le nord et l’est du pays.

Des priorités d’acquisition orientées ailleurs

L’écart entre les capacités en lance-roquettes et les besoins sécuritaires réels de ces pays s’explique en partie par la nature des conflits auxquels leurs armées font face. Les opérations contre-insurrectionnelles privilégient généralement la mobilité, les forces spéciales et l’aérien léger plutôt que l’artillerie lourde à longue portée. L’Ouganda, par exemple, a davantage investi dans ses capacités de projection régionale, comme en témoigne son engagement militaire en Somalie dans le cadre de la mission de l’Union africaine.

Pour le Ghana, le Sénégal et la Côte d’Ivoire, des pays considérés comme stables sur le plan politique, les budgets de défense restent historiquement modestes par rapport à leur PIB, et les acquisitions récentes ont porté sur d’autres équipements. Le Ghana a notamment modernisé une partie de sa flotte aérienne, tandis que le Sénégal a renforcé ses capacités navales dans le cadre de la surveillance de sa zone économique exclusive, riche en hydrocarbures.

GlobalFirepower publie chaque année une mise à jour de son index mondial des puissances militaires. Le prochain recensement annuel, attendu début 2027, permettra de mesurer si les investissements en cours dans ces pays se traduisent par une évolution de leur dotation en systèmes MLRS.

Classement : 5 pays africains les moins dotés en systèmes MLRS (2026)

RangPaysSystèmes MLRSRang mondial
1Sénégal698e
2Côte d’Ivoire697e
3Ghana696e
4Burkina Faso990e
5Ouganda1287e

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