À quelques mois du coup d’envoi de la Coupe du monde de football 2026, prévue du 11 juin au 19 juillet, Amnesty International alerte sur de possibles atteintes aux droits humains aux États-Unis, principal pays hôte. L’organisation s’inquiète notamment du climat migratoire, rappelant que plus de 500 000 personnes ont été expulsées en 2025 selon les autorités américaines. L’ONG appelle la FIFA à prendre des mesures rapides afin de garantir la sécurité et les droits des supporters attendus sur le territoire américain.
Restrictions de visas et interdictions d’entrée en vigueur
Ces inquiétudes interviennent alors que l’administration Trump a considérablement durci sa politique migratoire depuis 2025. Plusieurs décrets présidentiels ont instauré des restrictions d’entrée visant des dizaines de pays, avec des interdictions totales pour certains États et des limitations partielles pour d’autres.
Selon le département d’État américain, ces mesures concernent à la fois les visas touristiques, étudiants et de travail, avec un renforcement des contrôles et une réduction de leur durée de validité pour certaines nationalités.
Depuis janvier 2026, le traitement des visas d’immigration a également été suspendu pour 75 pays, dont une partie importante en Afrique. Des dispositifs supplémentaires ont été introduits pour certains voyageurs, comme l’obligation de verser une caution financière pouvant atteindre plusieurs milliers de dollars pour l’obtention d’un visa de courte durée. Les autorités américaines justifient ces décisions par des impératifs de sécurité nationale et de maîtrise de l’immigration.
Des supporters potentiellement privés de déplacement
Dans ce contexte, Amnesty International redoute que ces restrictions empêchent une partie des supporters de se rendre aux matchs. Des sélections africaines qualifiées, pourraient ainsi évoluer sans une partie de leurs fans, en raison des difficultés d’accès au territoire américain. L’organisation évoque également un risque d’arrestations ou d’expulsions visant des visiteurs étrangers durant la compétition, faute de garanties claires sur leur protection juridique.
Elle souligne aussi des préoccupations liées à certaines limitations de libertés publiques susceptibles d’affecter les supporters. La FIFA, qui a attribué l’organisation du tournoi aux États-Unis, au Canada et au Mexique, n’a pas détaillé à ce stade les dispositifs concrets mis en place pour répondre à ces préoccupations. Le calendrier reste inchangé, avec un match d’ouverture prévu le 11 juin 2026 et une finale programmée le 19 juillet.



