Cuba : la Russie défie l'embargo pétrolier de Trump qui laisse faire

Le président Donald Trump a déclaré dimanche 29 mars 2026 qu’il ne s’opposerait pas à l’arrivée d’un pétrolier russe à Cuba, malgré le blocus énergétique américain imposé à l’île. Le navire Anatoly Kolodkin, transportant 730 000 barils de pétrole, se trouvait au large de la côte orientale de Cuba et devait accoster à Matanzas en début de semaine.

Réagissant à une information du New York Times, le président Donald Trump a estimé que ce pétrolier russe n’influencerait pas sa ligne envers Cuba. « Cuba est finie. Ils ont un leadership très mauvais et corrompu et, qu’ils obtiennent ou non un bateau de pétrole, cela n’aura pas d’importance », a-t-il déclaré aux journalistes.

Washington tolère l’approvisionnement russe

La position de Trump marque un assouplissement apparent du blocus pétrolier établi en janvier 2026. Le chef de la Maison-Blanche a justifié sa tolérance envers l’approvisionnement russe en invoquant les besoins humanitaires de la population cubaine. « Les gens ont besoin de chauffage, de climatisation et de toutes les autres choses », a-t-il expliqué, avant d’ajouter que les États-Unis n’interviendraient pas si d’autres nations décidaient d’envoyer du carburant à Cuba.

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Le pétrolier Anatoly Kolodkin navigue déjà sous le poids des sanctions américaines, européennes et britanniques imposées suite à la guerre en Ukraine. Son déplacement vers Cuba constitue une violation directe des restrictions énergétiques américaines, mais Trump a jugé cette contrevenance insignifiante au regard de son objectif politique plus large.

Approvisionnement critique après des mois de pénurie

Cuba traverse une crise énergétique majeure depuis que les États-Unis ont interrompu les importations de pétrole vénézuélien après l’intervention américaine au Venezuela en janvier 2026. Pénuries d’électricité, d’eau, d’aliments et de médicaments ont paralysé l’île durant les derniers mois, forçant le gouvernement à suspendre en février le ravitaillement en carburant des aéroports.

L’arrivée du pétrolier russe offre à La Havane un allègement temporaire de sa crise énergétique, même si Trump maintient que cette livraison ne modifiera pas le calendrier du changement de régime ciblé par Washington pour la fin de l’année.

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