Ilyas Kherbouch, 21 ans, surnommé « Ganito » et détenu à la maison d’arrêt de Villepinte (Seine-Saint-Denis), s’est évadé samedi 7 mars 2026. Deux hommes se faisant passer pour des policiers ont présenté un faux mandat d’amener émis par un juge d’instruction afin de sortir le détenu de sa cellule. La prison n’a découvert la supercherie que lundi, deux jours après l’évasion.
Un stratagème d’une précision inquiétante
Les deux hommes, se faisant passer pour des policiers, ont d’abord pénétré dans l’établissement, puis ont accédé au greffe de la maison d’arrêt. Le mandat d’amener qu’ils exhibaient a suffi à convaincre les gardiens de laisser sortir Kherbouch. D’après la Brigade de répression du banditisme (BRB) de Paris, cette méthode, qualifiée « d’inédite », a immédiatement déclenché une alerte dans tous les établissements pénitentiaires. Depuis, des consignes strictes ont été données pour vérifier systématiquement la validité de tout mandat avant toute extraction d’un détenu.
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Un détenu aux antécédents explosifs
Ganito avait déjà 11 mentions sur son casier judiciaire avant ses 21 ans. Il est actuellement mis en examen pour l’attaque à main armée de l’ex-gardien de but du PSG, Gianluigi Donnarumma, au domicile duquel son groupe aurait organisé un home-jacking. Il a par ailleurs été condamné à sept ans de prison pour l’agression du chef étoilé italien Simone Zanoni, selon la police judiciaire.
Depuis sa cellule, Kherbouch serait toujours à la tête d’activités violentes, la BRB le suspectant d’être l’organisateur de séquestrations et de braquages ciblant des personnalités, en s’appuyant sur des « petites mains » recrutées via les réseaux sociaux.
L’administration pénitentiaire craint que cette méthode se reproduise dans d’autres établissements. Des protocoles stricts de vérification ont été instaurés dans toutes les prisons françaises.