Le président américain Donald Trump a ordonné, mardi 3 mars, au secrétaire au Trésor Scott Bessent de couper tout commerce avec l’Espagne, après que Madrid a refusé d’autoriser Washington à utiliser ses bases militaires dans le cadre de l’opération militaire américano-israélienne contre l’Iran. Le gouvernement espagnol a répondu en exigeant que les États-Unis respectent le droit international et les accords commerciaux conclus avec l‘Union européenne.
La crise diplomatique survient cinq jours après le déclenchement de l’opération « Epic Fury ». Le 28 février, les forces américaines et israéliennes ont lancé des frappes massives contre des sites militaires, des infrastructures gouvernementales et des personnalités du régime iranien. Le guide suprême Ali Khamenei, âgé de 86 ans, a été tué dans ces attaques — sa mort a été confirmée par la télévision d’État iranienne le 1er mars à 5 heures du matin, heure locale. Plusieurs autres hauts responsables ont également péri, dont le chef des Gardiens de la Révolution Mohammad Pakpour et le conseiller Ali Shamkhani. En riposte, Téhéran a lancé des centaines de missiles et drones contre des bases américaines dans le Golfe et contre Israël.
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Dès le 1er mars, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a qualifié l’opération d’« intervention militaire injustifiée, dangereuse et contraire au droit international ». Son gouvernement a notifié Washington que les bases de Rota et Morón, exploitées conjointement dans le cadre d’un accord bilatéral de 1988, ne pouvaient pas être utilisées pour ces opérations, au motif que cela dépasserait le cadre juridique régissant ces installations. Les avions ravitailleurs américains de type KC-135 stationnés sur ces bases ont quitté le territoire espagnol peu après.
Lors d’une réunion à la Maison Blanche avec le chancelier allemand Friedrich Merz, Trump a déclaré avoir « dit à Scott de couper toutes les relations avec l’Espagne », ajoutant qu’il avait le pouvoir d’imposer un embargo total sur les marchandises espagnoles. Bessent a affirmé que Trump disposait de l’autorité légale pour le faire, sans préciser si une telle mesure serait effectivement mise en œuvre. Le secrétaire au Trésor n’a pas indiqué de calendrier ni de mécanisme concret.
Une menace difficile à appliquer
La mise en œuvre d’un embargo bilatéral contre l’Espagne se heurterait à un obstacle structurel majeur : les États-Unis conduisent leurs échanges commerciaux avec l’Espagne dans le cadre de l’accord qui lie Washington à l’Union européenne dans son ensemble, et non avec Madrid directement. Les marchés financiers espagnols ont réagi rapidement — l’ETF iShares MSCI Spain a chuté de 5,7 % à la clôture du marché espagnol ce mardi.
L’Espagne reste à ce stade le seul pays européen à avoir condamné explicitement l’opération militaire américano-israélienne comme une violation du droit international. Merz, pour sa part, a soutenu la pression de Trump sur Madrid pour qu’elle porte ses dépenses de défense au niveau des 2 % du PIB fixés par l’OTAN — seuil que l’Espagne vient tout juste d’atteindre fin 2025. Aucune décision formelle n’a été annoncée par l’administration américaine sur la suite à donner à ces menaces commerciales.

C’est cela la vraie ruse et la rage… Rires.
Autrement dit la’loi du plus fort est toujours là….
« Le président américain Donald Trump a ordonné, mardi 3 mars, au secrétaire au Trésor Scott Bessent de couper tout commerce avec l’Espagne »
Trump est devenu complètement dingue !
A quoi ça sert de signer des accords et des traités avec les USA si son POTUS décide de s’asseoir dessus au moindre pétage de plomb