En pleine guerre contre l’Iran, Kim Yo Jong, sœur et confidente de Kim Jong Un, a qualifié mardi les États-Unis de « voyou » et leurs frappes sur Téhéran d’« acte d’agression illégale ». La déclaration, relayée par l’agence d’État nord-coréenne KCNA intervient au lendemain du lancement des exercices militaires conjoints américano-sud-coréens Freedom Shield — une conjonction que Pyongyang a immédiatement exploitée pour monter au créneau sur deux fronts à la fois.
« Voyous internationaux » : Pyongyang s’aligne sur Téhéran
Kim Yo Jong a fustigé les frappes américano-israéliennes sur l’Iran en les qualifiant d’« acte d’agression illégale », dénonçant ce qu’elle présente comme la nature de « voyou » de Washington. La Corée du Nord avait déjà tenu des propos similaires dès dimanche 8 mars, deux jours avant cette prise de parole officielle. Selon des analystes cités par Al Jazeera, la guerre en Iran renforcerait la conviction de Pyongyang que son arsenal nucléaire constitue sa seule garantie de survie face aux États-Unis.
Ces déclarations interviennent un mois après le congrès quinquennal du Parti des travailleurs, au cours duquel Kim Jong Un a réaffirmé son engagement à étendre le programme nucléaire nord-coréen.
Freedom Shield dans le viseur : Pyongyang lie Séoul et Téhéran
Kim Yo Jong a également dénoncé les exercices Freedom Shield, lancés lundi 9 mars entre Séoul et Washington, les qualifiant de « répétition de guerre provocatrice ». Elle a averti qu’ils pourraient avoir « des conséquences terribles et inimaginables », selon KCNA. Ces manœuvres mobilisent environ 18 000 soldats sud-coréens jusqu’au 19 mars, avec un contingent américain dont l’effectif n’a pas été communiqué.
Dans sa déclaration, Kim Yo Jong établit explicitement un lien entre la guerre en Iran et la situation sur la péninsule coréenne, affirmant que les récents événements mondiaux prouvent que toute manœuvre militaire efface la frontière entre entraînement et guerre réelle.
Washington – Pyongyang : un dialogue gelé depuis 2019
Les deux Corées n’ont jamais signé de traité de paix à l’issue du conflit de 1950-1953 ; elles sont techniquement toujours en état de guerre. Depuis l’échec du sommet de Hanoï entre Kim Jong Un et Donald Trump en 2019, tout dialogue substantiel est suspendu. Fin février 2026, Kim Jong Un avait pourtant ouvert une porte, déclarant que les deux pays pourraient « bien s’entendre » si Washington acceptait le statut nucléaire de la Corée du Nord — une condition rejetée par les États-Unis.
Kim Yo Jong a par ailleurs été promue à la tête du département des affaires générales du Parti des travailleurs lors du congrès de février, consolidant son rôle de porte-voix officiel du régime.
Les exercices Freedom Shield s’achèvent le 19 mars. Selon des analystes cités par l’AFP, la probabilité d’une réponse militaire nord-coréenne — tir de missile ou essai nucléaire — dépendrait de l’évolution du conflit iranien et de la posture américaine sur la péninsule dans les prochaines semaines.


C’est pas la joie quand on voit la Corée du Nord donner des leçons justifiées à l’occident, auto-proclamé « paradis de gentils » !
Les USA sont un état voyou qui ne respecte plus aucune règle, y compris les siennes.
Trump est un criminel de guerre et son ministre « de la guerre », Pete Hegseth l’est doublement. Ce cinglé a annoncé que, dorénavant, ils ne respecteraient plus les Conventions de Geneve. Ils ne les respectaient pas avant mais désormais c’est officiel. Du temp de gagné pour la CPI (si elle faisait son travail)