Guerre en Iran : le Burkina dément un communiqué attribué à l'AES

Les services de communication du Burkina Faso ont démenti, cette semaine, l’authenticité d’un document présenté comme un communiqué officiel de la Confédération des États du Sahel (AES), largement partagé sur les réseaux sociaux depuis plusieurs jours.

Le texte en circulation reproduit le sceau de l’AES et porte la signature supposée du Capitaine Ibrahim Traoré, président de la transition burkinabè. Il y est affirmé que la Confédération — qui regroupe le Burkina Faso, le Mali et le Niger — suivrait avec « gravité » les frappes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran, et que toute attaque dirigée contre un « État allié » serait regardée comme une atteinte directe aux intérêts stratégiques de l’organisation.

Un faux document sur fond de crise régionale

Le démenti burkinabè intervient alors que l’Iran est frappé depuis le week-end du 28 février par des frappes militaires conjointes américano-israéliennes. Ces opérations ont coûté la vie au Guide suprême Ali Khamenei. Depuis, les bombardements se poursuivent sur Téhéran, où l’assemblée chargée de désigner son successeur est elle-même visée. L’Iran a riposté en frappant l’ambassade américaine à Riyad, en Arabie saoudite.

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C’est dans ce contexte de guerre ouverte que le faux communiqué a commencé à circuler, capitalisant sur les positions souverainistes et anti-occidentales régulièrement affichées par les dirigeants des trois pays membres de l’AES. Le Burkina Faso et l’Iran avaient d’ailleurs amorcé un rapprochement sécuritaire : le ministre burkinabè de la Défense, le général Célestin Simporé, avait été reçu à Téhéran par le président iranien et son homologue de la Défense pour discuter d’un partenariat militaire renforcé.

Diffusion estampillée « FAKE NEWS » par les autorités

Pour endiguer la propagation du document, les services officiels de communication ont apposé directement la mention « FAKE NEWS » sur l’image en circulation, avant de rappeler que toute prise de position de la Confédération est exclusivement communiquée via les canaux gouvernementaux et les médias d’État du Burkina Faso, du Mali et du Niger.

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