L’armée israélienne affirme avoir éliminé Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale d’Iran, lors d’une frappe menée mardi. L’annonce a été faite par le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, qui indique avoir été informé de sa mort par le chef d’état-major.
Selon les déclarations du ministre, la cible de l’opération était un haut responsable sécuritaire iranien considéré comme un acteur clé du dispositif stratégique de Téhéran. « Je viens d’être informé par le chef d’état-major que le secrétaire du Conseil national de sécurité Larijani a été éliminé », a-t-il déclaré. Aucune confirmation officielle n’a été donnée par les autorités iraniennes à ce stade.
Une frappe revendiquée par Israël
L’annonce intervient dans un contexte d’opérations militaires accrues entre Israël et des intérêts liés à l’Iran. Le Conseil suprême de sécurité nationale, auquel appartenait Ali Larijani, joue un rôle central dans la coordination des politiques de défense et de sécurité en Iran, sous l’autorité directe du guide suprême.
La frappe aurait visé directement Larijani, identifié par Israël comme une figure stratégique dans la gestion des dossiers sécuritaires sensibles. En l’absence de réaction officielle de Téhéran, l’information reste pour l’instant uniquement fondée sur la version israélienne.
Des propos récents visant Donald Trump
Quelques jours avant cette annonce, Ali Larijani s’était exprimé publiquement au sujet de Donald Trump, président des États-Unis depuis janvier 2025. Dans une déclaration rapportée par plusieurs médias internationaux, il avait mis en garde l’ancien président américain en affirmant qu’il devait « faire attention à ne pas être éliminé ».
Cette prise de position faisait suite à des menaces de frappes plus larges évoquées par Donald Trump contre l’Iran. L’échange de déclarations avait alors marqué une nouvelle montée des tensions verbales entre Washington et Téhéran.

