Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré que ses services disposaient de preuves attestant d’un soutien en matière de renseignement de la Russie à l’Iran. Cette déclaration intervient après une rencontre avec le chef du renseignement militaire ukrainien, dans un contexte de conflit entre les USA, l’Iran et Israël. Selon le dirigeant ukrainien, ses services de renseignement auraient établi que la Russie continue de transmettre des informations à l’Iran, notamment dans le domaine électronique et électromagnétique. La nature précise de ces données n’a pas été détaillée publiquement.
Une coopération militaire déjà documentée
Depuis le début du conflit russo-ukrainien en 2022, plusieurs éléments ont confirmé un rapprochement militaire entre les deux pays. L’Iran a notamment fourni à la Russie des drones de type Shahed, utilisés de manière fréquente par les forces russes pour mener des frappes sur des infrastructures ukrainiennes.
Les autorités ukrainiennes et occidentales ont identifié ces appareils, en particulier les modèles Shahed-136, comme une composante régulière des attaques aériennes russes. Ce précédent alimente désormais les accusations ukrainiennes concernant un soutien réciproque de la Russie à l’Iran, au-delà du seul cadre des livraisons d’équipements.
Moscou rejette les accusations
Il ya quelques jours, le Kremlin avait contesté des informations évoquant un partage d’images satellites et de technologies de drones avec Téhéran, les qualifiant de fausses. Les autorités russes n’ont pas confirmé les déclarations de Kiev sur une transmission de renseignements à l’Iran. Dans une publication sur X, Volodymyr Zelensky a clairement indiqué que « les renseignements militaires ukrainiens ont la preuve irréfutable » de cette coopération entre Moscou et Téhéran. Aucune preuve n’a toutefois été rendue publique à ce stade par les autorités ukrainiennes.
Des échanges stratégiques sous surveillance internationale
Les relations entre la Russie et l’Iran font l’objet d’une attention particulière de la part des États occidentaux, qui ont déjà imposé des sanctions à l’encontre de Téhéran pour son rôle dans la fourniture de drones à Moscou. L’Union européenne et les États-Unis ont notamment ciblé des entreprises et responsables liés à la production et au transfert de ces équipements.
À ce stade, aucune instance internationale indépendante n’a confirmé l’existence d’un partage de renseignements tel que décrit par l’Ukraine. Les accusations ukrainiennes interviennent alors que les tensions ne cessent de s’intensifier au Moyen-Orient.

