Le Maroc signe deux déclarations nucléaires à Paris : ce que ça change

Le 10 mars 2026, à Paris, le chef du gouvernement marocain Aziz Akhannouch a paraphé deux déclarations internationales sur l’énergie nucléaire civile, en marge du Sommet mondial sur l’énergie nucléaire organisé par la France.

38 pays unis pour tripler la capacité nucléaire mondiale

Le Maroc figure parmi les 27 signataires d’une déclaration portant sur la diversification du financement des projets nucléaires civils. Ce texte appelle à mobiliser des capitaux publics et privés — banques multilatérales, fonds souverains, investisseurs institutionnels — pour soutenir le développement de nouvelles capacités de production.

Le Royaume a également paraphé, aux côtés de 32 autres nations, un second texte reconnaissant le nucléaire comme ressource stratégique pour la décarbonation. Les deux déclarations convergent vers le même objectif : tripler les capacités nucléaires mondiales installées d’ici 2050, conformément à l’engagement pris à la COP28.

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Un intérêt nucléaire mondial qui dépasse les grandes puissances

Selon l’Agence internationale de l’énergie atomique, plus de 30 pays qui ne disposent pas encore de centrale nucléaire auraient exprimé un intérêt actif pour le développement du nucléaire civil. Le Maroc s’inscrit dans cette dynamique : aucune centrale n’est opérationnelle sur son territoire à ce jour.

L’énergie nucléaire représente aujourd’hui environ 9 % de la production mondiale d’électricité, selon l’agence Ember. Ce chiffre devrait progresser significativement si l’objectif de triplement d’ici 2050 se concrétise. Les investissements dans le secteur ont déjà crû de 50 % en cinq ans pour dépasser 70 milliards de dollars en 2025, selon l’Agence internationale de l’énergie.

Ce qui attend maintenant le Maroc

La prochaine étape pour les pays signataires serait la traduction de ces engagements en accords bilatéraux concrets — financements, transferts de technologie, formation. Pour le Maroc, aucun calendrier officiel de construction n’a été annoncé à ce stade. Le gouvernement marocain pourrait préciser sa feuille de route énergétique lors des prochaines échéances budgétaires nationales, selon des sources proches du dossier.

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