Mondial 2026 : l'Iran refuse de participer malgré l'appel de Trump

Le ministre iranien des Sports Ahmad Donyamali a exclu mercredi la participation de la sélection nationale masculine à la Coupe du Monde organisée cet été aux États-Unis, au Mexique et au Canada. L’annonce intervient quelques heures seulement après que le patron de la FIFA Gianni Infantino a affirmé avoir reçu de Donald Trump la garantie que l’équipe iranienne était « la bienvenue » sur le sol américain.

Téhéran claque la porte

Interrogé mercredi à la télévision iranienne, Ahmad Donyamali a justifié ce refus par le conflit en cours : « Depuis que ce gouvernement corrompu a assassiné notre guide, nous ne sommes pas dans les conditions de participer à cette Coupe du monde. Des mesures malveillantes ont été prises à l’encontre de l’Iran, deux guerres nous ont été imposées en huit ou neuf mois et plusieurs milliers de personnes ont été tuées. ».

Le ministre n’est pas le premier responsable iranien à exprimer cette position. Mehdi Taj, président de la Fédération iranienne de football, avait lui aussi remis en question la participation dès les premières heures suivant le début de l’offensive américano-israélienne. La déclaration du ministre des Sports constitue néanmoins le signal institutionnel le plus ferme à ce jour.

Publicité

Une promesse de Trump aussitôt contredite par Téhéran

Le même mercredi, Infantino avait annoncé sur Instagram avoir rencontré Trump la veille pour discuter des préparatifs du tournoi. Le président américain lui avait assuré que l’équipe iranienne était « bien sûr la bienvenue pour participer au tournoi aux États-Unis ». Cette déclaration visait à dissiper les doutes sur la présence de l’Iran, après que la délégation iranienne avait été la seule absente d’un sommet de planification organisé la semaine précédente à Atlanta.

« Nous avons tous besoin, plus que jamais, d’un événement comme la Coupe du Monde de la Fifa pour rassembler les gens, et je remercie sincèrement le président des États-Unis pour son soutien, car cela montre une fois de plus que le football unit le monde« , a marteléé Infantino.

La réponse de Téhéran, formulée à peine quelques heures plus tard, rend caduque cette garantie. Elle s’inscrit dans un contexte militaire inédit : depuis le déclenchement de l’opération américano-israélienne « Fureur épique » le 28 février, le sport est suspendu en Iran dans le cadre des 40 jours de deuil national décrétés après la mort du guide suprême Ali Khamenei.

L’Iran avait été la seule nation absente d’un sommet de planification organisé par la FIFA la semaine dernière à Atlanta, ce qui avait alimenté les spéculations sur une possible exclusion. La déclaration de Trump, relayée par Infantino, écarte formellement cette hypothèse, du moins à ce stade.

La FIFA face à un vide réglementaire

Le boycott d’une équipe qualifiée n’est pas une situation envisagée par la FIFA dans ses règlements actuels. En cas de retrait ou d’exclusion, l’article 6 du règlement de la Coupe du Monde 2026 invoque la notion de « force majeure » et laisse aux organisateurs toute discrétion pour prendre les mesures nécessaires, y compris le remplacement de la nation concernée par une autre association membre.

Laisser un commentaire