L'Iran frappe une usine de dessalement au Koweït, un travailleur indien tué

Une frappe iranienne a tué un ressortissant indien et endommagé un bâtiment de service d’une centrale mixte eau-électricité au Koweït dans la nuit de dimanche à lundi. Le ministère koweïtien de l’Électricité et de l’Eau a confirmé des dégâts matériels importants, précisant que les équipes d’urgence avaient été déployées immédiatement et que l’alimentation nationale en eau et en électricité restait stable.

Un pays structurellement exposé

Le Koweït est l’un des pays les plus dépendants du dessalement au monde : 90 % de son eau potable provient de ses huit centrales côtières, dont la capacité totale atteint 3,11 millions de mètres cubes par jour. Ces installations fonctionnent sur un modèle de cogénération — eau et électricité produites conjointement — ce qui rend tout dommage aux équipements auxiliaires susceptible d’affecter les deux filières. Les forces armées koweïtiennes ont par ailleurs signalé la détection de 14 missiles balistiques et 12 drones dans l’espace aérien national au cours des dernières 24 heures, ainsi que dix militaires blessés dans une attaque distincte contre un site militaire.

Une logique de représailles revendiquée par Téhéran

Téhéran a justifié ses frappes régionales en accusant Washington d’avoir ciblé une usine de dessalement sur l’île iranienne de Qeshm, affectant selon les autorités iraniennes l’approvisionnement en eau d’une trentaine de villages — une affirmation démentie par le commandement militaire américain selon le Wall Street JournalBahreïn avait été la première cible confirmée le 8 mars, avec des dommages sur une station de dessalement près de Muharraq. Les Émirats arabes unis, le Qatar et l’Arabie saoudite ont également signalé des frappes depuis le début du conflit le 28 février. Le directeur général du Koweït Petroleum Corporation a estimé que l’Iran «prend en otage l’économie mondiale» en ciblant les infrastructures et les routes maritimes de la région.

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