Le 12 mars, un militaire français appartenant au 7e bataillon de chasseurs alpins basé à Varces (Isère) a été tué lors d’une attaque survenue dans la région d’Erbil, au Kurdistan irakien. L’information a été confirmée jeudi soir, tard dans la nuit, par le Palais de l’Élysée. Une attaque “injustifiable” selon Emmanuel Macron, qui pousse à se demander si la France ne serait pas devenue une cible iranienne, dans le conflit qui l’oppose aux USA et à Israël depuis le 28 février dernier.
Ce décès d’un militaire français est le premier recensé depuis le début de ce conflit. La France, qui avait jusque-là opté pour une posture défensive, ne s’était pas vraiment engagée dans ce conflit. Paris se contentait de défendre ses intérêts et ses ressortissants. D’ailleurs, la France ne semblait pas particulièrement ciblée par Téhéran.
La France, nouvelle cible des Iraniens ?
Cette frappe pourrait toutefois changer la perception du conflit. L’attaque aurait été perpétrée par un drone. Elle aurait ciblé une base militaire située à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest d’Erbil. Dans cette base, se trouvaient plusieurs instructeurs militaires, de diverses nationalités, travaillant et formant les forces de sécurité kurdes.
L’annonce du décès de ce militaire français a été suivie par un message publié par un groupe armé irakien proche de l’Iran. Celui-ci évoquait notamment la possibilité de viser des intérêts français dans la région, relançant ainsi les débats quant à savoir si Paris peut devenir, ou non, une cible privilégiée des Iraniens et de leurs soutiens dans la région (Houthis, Hezbollah etc).
Le déploiement militaire se poursuit en Méditerranée
La France, de son côté, poursuit son travail dans la région. Il y a quelques jours, le déploiement du porte-avions Charles-de-Gaulle et de plusieurs bâtiments dans une zone maritime comprenant la Méditerranée orientale, la mer Rouge et le détroit d’Ormuz. Un déploiement qui vise à défendre les intérêts français et européens dans cette zone exposée.
