Le président américain Donald Trump a déclaré dimanche que les États-Unis pourraient « prendre le pétrole iranien » et n’a pas exclu une opération visant l’île de Kharg, principal terminal pétrolier de l’Iran. Ses propos, rapportés notamment par le Financial Times et repris par plusieurs médias américains, interviennent alors que cette petite île du Golfe concentre l’essentiel des exportations de brut de Téhéran.
Dans son intervention, Donald Trump a assuré que Washington disposait de « beaucoup d’options » concernant Kharg, allant jusqu’à affirmer que les forces américaines pourraient s’en emparer « très facilement ». L’île, située au large des côtes iraniennes, constitue un maillon central de l’appareil énergétique du pays.
Kharg, point névralgique des exportations iraniennes
Kharg n’est pas un site secondaire dans le dispositif iranien. Des données relayées ces derniers jours par plusieurs médias internationaux indiquent qu’environ 90 % à 94 % des exportations maritimes de brut iranien transitent par cette île, équipée pour le stockage et le chargement de grands pétroliers. Dans ces conditions, toute menace directe contre Kharg dépasse la seule portée militaire. Une perturbation durable des opérations sur place toucherait directement les recettes pétrolières iraniennes, au moment où le marché de l’énergie reste déjà sous tension.
Une cible déjà citée dans les déclarations de Trump
Les propos de ce dimanche prolongent une séquence engagée plus tôt en mars. Le 13 mars, Donald Trump avait annoncé des frappes américaines sur des cibles militaires présentes sur l’île de Kharg, tout en précisant à l’époque que les installations énergétiques n’avaient pas été visées. Quelques jours plus tard, plusieurs médias anglo-saxons faisaient déjà état de discussions autour d’une éventuelle prise de contrôle de Kharg ou d’une pression accrue sur ce terminal, dans l’objectif affiché de peser sur Téhéran.
Des effets immédiats sur le marché pétrolier
Les déclarations du président américain interviennent alors que les tensions autour de l’Iran continuent d’alimenter les inquiétudes sur les marchés pétroliers. Plusieurs facteurs, dont les risques d’escalade dans le Golfe, contribuent à maintenir les prix du brut sous pression. À ce stade, aucune opération américaine visant à prendre le contrôle de l’île n’a été officiellement annoncée. Donald Trump a toutefois évoqué Kharg, un site clé pour les exportations pétrolières iraniennes.




Comment l’Europe peut-elle cautionner une guerre dont le seul but est de voler le pétrole iranien ?
Au seul profit des USA, qui plus est !
Le seul « profit » pour l’Europe sera de payer son benzine plus cher !