À Cotonou, la directrice générale de l’Agence nationale de gestion des marchés (ANAGEM), Eunice Loisel Kiniffo, a présenté, vendredi 27 mars 2026, les modalités d’accès aux nouvelles infrastructures appelées à remplacer le marché Dantokpa. Lors de cette rencontre avec la presse, elle a particulièrement détaillé les mesures prévues pour encadrer et intégrer les portefaix dans le dispositif de relocalisation.
Cette communication intervient après le report du transfert initialement programmé le 5 janvier et vise à préciser les conditions d’installation des différents acteurs du marché sur les nouveaux sites aménagés par l’État.
Les portefaix intégrés dans le nouveau dispositif
L’ANAGEM reconnaît officiellement les portefaix comme une composante du fonctionnement du marché. Ces intervenants assurent le transport des marchandises pour les clients et participent à l’approvisionnement des commerçants. Selon Eunice Loisel Kiniffo, ces acteurs ne seront pas exclus du processus de relocalisation. Des espaces spécifiques ont été identifiés pour les accueillir sur les sites de Tokpa Yoyo et Tokpa Daxo. Certains groupes de portefaix, déjà organisés, ont pris les devants en saisissant l’agence afin d’anticiper leur intégration.
La directrice générale insiste sur une réorganisation de leur activité plutôt que sur une suppression. Elle précise que le dispositif vise à maintenir leur rôle tout en le structurant davantage dans les nouveaux environnements commerciaux.
Un encadrement renforcé pour éviter les dérives
L’accès aux nouveaux marchés sera soumis à un système d’identification. L’ANAGEM prévoit la délivrance de badges ainsi que de gilets nominatifs et numérotés pour les portefaix autorisés à exercer. Ce mécanisme doit permettre d’identifier chaque intervenant et de limiter la présence de personnes non habilitées. L’objectif est de sécuriser les activités et d’assurer un meilleur suivi des responsabilités en cas de litige.
« Nous avons conçu des badges (…) mais n’importe qui (…) qui va atterrir sur le site (…) ça ne risque pas de se passer », a déclaré Eunice Loisel Kiniffo pour justifier ce dispositif. Cette mesure marque une évolution dans la gestion des services annexes du marché, souvent caractérisés par une organisation informelle sur le site actuel de Dantokpa.
Un transfert progressif dans un cadre réorganisé
La relocalisation du marché Dantokpa s’inscrit dans une politique de modernisation des infrastructures commerciales. Le report de l’opération a permis aux autorités d’ajuster les modalités pratiques du transfert, notamment en ce qui concerne les acteurs non commerçants. Les nouveaux sites doivent accueillir progressivement les activités, avec une organisation visant à réduire les désordres observés sur le site actuel. L’intégration des portefaix dans un cadre formalisé constitue un volet central de ce dispositif.



