Donald Trump a tenu des propos inhabituellement élogieux sur l’Afrique le 27 mars 2026 à Miami, en marge du Future Investment Initiative (FII) Priority Summit, un forum économique organisé par le fonds souverain saoudien. Interrogé sur sa vision du continent lors d’une session de questions-réponses, le président américain a estimé que l’Afrique disposait d’un potentiel considérable, à condition que ses pays parviennent à s’unifier.
«L’Afrique a une valeur immense sur son territoire et si les pays parviennent à s’unifier et à travailler ensemble, je pense que le continent a un potentiel énorme. J’ai beaucoup d’amis très intelligents qui misent tout sur l’Afrique», a-t-il déclaré.
Un revirement après des années de propos dégradants
Ces déclarations font suite à une longue série de sorties offensantes contre l’Afrique et ses ressortissants. En janvier 2018, lors d’une réunion à la Maison-Blanche, Trump avait demandé pourquoi les États-Unis accueillaient des immigrants venus de «shithole countries» — terme grossier pour «pays de merde» — en référence aux nations africaines et à Haïti, selon des comptes rendus rapportés à l’époque par le Washington Post et le New York Times. Il avait alors nié ces propos, avant de les assumer publiquement en décembre 2025 lors d’un meeting en Pennsylvanie, les qualifiant lui-même de «filthy, dirty, disgusting, ridden with crime» — «sales, dégoûtants, gangrenés par le crime» — en parlant spécifiquement de la Somalie.
Lors d’une réunion de cabinet ce même mois, il avait traité les immigrés somaliens de «garbage» — «déchets» —, affirmant qu’ils «ne contribuent à rien», avant d’appeler à les renvoyer dans leur pays d’origine. Le Premier ministre somalien Hamza Abdi Barre avait alors choisi la retenue, estimant qu’il valait parfois «mieux ne pas répondre», notant que la Somalie n’était pas le seul pays visé par les attaques du président américain.
L’Afrique au centre des rivalités d’investissement mondiales
Une compétition accrue entre grandes puissances pour l’accès aux ressources stratégiques du continent explique en partie le regain d’intérêt américain. Washington cherche à sécuriser des minerais critiques — cuivre, lithium, cobalt — produits notamment en République démocratique du Congo, en Zambie, en Namibie et en Guinée, pour réduire sa dépendance aux chaînes d’approvisionnement chinoises. La Chine a de son côté intensifié ses investissements miniers, infrastructurels et agricoles à travers le continent. Les États du Golfe, via des fonds comme le Public Investment Fundsaoudien, ont également pris des positions stratégiques dans l’agroalimentaire et la logistique portuaire africaine.
Le 4 décembre 2025, Trump avait reçu à Washington les présidents de la RDC et du Rwanda pour la signature d’un accord de paix, signal d’un engagement diplomatique américain renouvelé sur le continent. Les négociations autour d’un partenariat stratégique sur les minerais critiques entre Washington et Kinshasa se poursuivent.
Trump :
— MAB Observer (@MABobserver) March 28, 2026
L'Afrique a un potentiel énorme s'ils peuvent s'unifier.
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C’est la preuve que ce vieillard ne sait pas ce qu’il dit.