Détroit d'Ormuz : un conseiller de Mojtaba Khamenei menace de couler les navires américains

Mohsen Rezaei, conseiller militaire du guide suprême iranien Mojtaba Khamenei, a publiquement menacé mercredi 16 avril de détruire les bâtiments de guerre américains présents dans le détroit d’Ormuz. La déclaration a été diffusée sur la télévision d’État iranienne, en réaction au blocus naval imposé par Washington aux ports de la République islamique.

« Vos navires seront coulés par nos premiers missiles », a lancé Rezaei en uniforme, s’adressant directement aux forces américaines. Ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, il a été nommé conseiller militaire du guide suprême le mois dernier, après l’accession de Mojtaba Khamenei à la tête de l’État islamique en mars 2026, à la suite du décès de son père Ali Khamenei.

Un blocus naval américain entré en vigueur lundi

La menace intervient 48 heures après l’entrée en vigueur du blocus décrété par Donald Trump, qui vise à asphyxier les exportations pétrolières iraniennes. Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mercredi avoir refoulé dix navires en partance des ports iraniens depuis le début de l’opération, sans qu’aucun n’ait réussi à franchir le dispositif. Plus de 10 000 soldats américains, une dizaine de navires de guerre et des dizaines d’avions sont mobilisés dans le cadre de ce déploiement.

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Le général Ali Abdollahi, chef du commandement des forces armées iraniennes, a de son côté averti que toute action américaine contre les pétroliers iraniens constituerait « le prélude » à une violation du cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril. Téhéran a également menacé de bloquer tout trafic commercial dans le Golfe persique, en mer d’Oman et en mer Rouge.

Des négociations au point mort à Islamabad

Sur le plan diplomatique, la Maison-Blanche a indiqué mercredi étudier la possibilité d’une deuxième session de pourparlers avec l’Iran à Islamabad, après l’échec d’une première réunion dimanche. La porte-parole Karoline Leavitt a qualifié la situation d’« optimiste », sans qu’aucune date ne soit confirmée. Le médiateur pakistanais poursuit ses contacts entre les deux parties.

La tenue ou non d’une nouvelle session de négociations à Islamabad conditionnera dans les prochains jours l’évolution de la tension autour du détroit d’Ormuz, voie de transit d’environ 20 % du pétrole mondial.

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