Dans un message publié sur le compte X de la Maison Blanche, le président américain Donald Trump a vivement attaqué l’OTAN, affirmant que l’alliance n’avait pas été « là » quand les États-Unis en avaient besoin, et qu’elle ne le serait pas davantage à l’avenir. Il a conclu son message en évoquant le Groenland, territoire autonome danois qu’il convoite depuis le début de son second mandat, le qualifiant de « gros morceau de glace mal géré ».
Un bras de fer né de la guerre contre l’Iran
Les tensions entre Washington et ses alliés européens ont éclaté après que plusieurs pays membres de l’OTAN ont refusé d’apporter un soutien logistique aux États-Unis dans leur guerre contre l’Iran, lancée le 28 février aux côtés d’Israël sans concertation préalable avec les alliés. L’Espagne a fermé son espace aérien aux avions militaires américains liés au conflit, tandis que l’Italie a refusé l’accès à une base en Sicile. La France, de son côté, a interdit le survol de son territoire aux appareils transportant des armes à destination d’Israël.
Face à ces refus, Trump a qualifié ses alliés de « lâches » et le secrétaire d’État Marco Rubio a déclaré que l’administration allait devoir « réexaminer la valeur de l’OTAN ». La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a qualifié la guerre contre l’Iran de « test » que l’alliance aurait échoué.
Le Groenland, toile de fond de la rupture
Trump avait expliqué, lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche le 6 avril, que ses frustrations envers l’OTAN avaient « tout commencé avec le Groenland » : « Nous voulons le Groenland. Ils ne veulent pas nous le donner. Et j’ai dit : au revoir. »
Depuis son retour à la Maison Blanche, Trump revendique le contrôle du Groenland, arguant que le Danemark n’est pas en mesure d’assurer la sécurité de ce territoire stratégique pour Washington en Arctique. En janvier 2026, il avait évoqué la possibilité d’y recourir à la force militaire avant de reculer sous la pression de ses propres conseillers.
Une alliance sous tension
Trump a rencontré le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, à la Maison Blanche, lors d’un entretien qualifié par ce dernier de « franc et ouvert ». Rutte a reconnu la « déception » du président américain, tout en soulignant que les alliés avaient proposé un soutien logistique et l’accès à des bases. Une loi américaine de 2023, coparrainée par Rubio, stipule qu’aucun président ne peut se retirer de l’OTAN sans l’accord du Congrès.



