FInAB 2026 : Sophie Lukacs, la kora au carrefour des cultures

Au Festival International des Arts du Bénin (FInAB) 2026, organisé à Cotonou, la musicienne Sophie Lukacs s’est imposée comme l’une des figures marquantes de la programmation. Née à Budapest et formée au Canada, cette artiste a retenu l’attention du public par sa maîtrise de la kora, un instrument traditionnel d’Afrique de l’Ouest.

Sa prestation sur scène a suscité un intérêt particulier lors de cette édition du festival, qui réunit chaque année des créateurs issus de plusieurs horizons artistiques. Invitée à s’exprimer dans le cadre d’un entretien accordé en marge de l’événement, Sophie Lukacs est revenue sur son parcours et sur les étapes qui l’ont conduite vers cet instrument.

Une formation classique avant la découverte de la kora

Le parcours musical de l’artiste débute dès l’enfance. Elle indique avoir commencé le violon à l’âge de trois ans, avant de suivre un cursus classique pendant près de vingt ans. Ce socle académique a structuré sa pratique avant un tournant décisif survenu lors d’un séjour en Afrique de l’Ouest.

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C’est au Burkina Faso qu’elle découvre la kora, à l’occasion d’un concert du musicien malien Toumani Diabaté. Cette rencontre avec le répertoire mandingue marque une rupture dans son itinéraire artistique. « J’ai fait un voyage au Burkina Faso et c’est là que j’ai rencontré la Kora, cet instrument magique à 21 cordes. C’était pendant un concert de Toumani Diabaté, paix à son âme. C’est là que je suis vraiment tombée amoureuse de cet instrument magnifique et du répertoire Mandingue », a-t-elle déclaré lors de cet entretien.

Sept années d’apprentissage au Mali

Après une première initiation à New York auprès du musicien Yacouba Sissoko, Sophie Lukacs poursuit son apprentissage en Afrique de l’Ouest. Elle rejoint le Mali à l’invitation de Toumani Diabaté, où elle approfondit sa maîtrise de la kora sur plusieurs années.

Elle affirme avoir passé sept ans dans ce pays, au contact des traditions musicales locales. Cette immersion prolongée lui permet d’intégrer les codes du répertoire mandingue et d’adapter son jeu à cet instrument spécifique. Elle évoque elle-même cette période comme fondatrice dans sa trajectoire, allant jusqu’à se qualifier de « Malienne honoraire ».

Une prestation remarquée au FInAB

La présence de Sophie Lukacs au FInAB 2026 s’inscrit dans une programmation ouverte aux expressions artistiques hybrides. Sur scène, elle propose une approche mêlant formation classique européenne et traditions musicales ouest-africaines.

Sa performance a constitué l’un des temps forts du festival, selon les observations faites sur place lors de cette édition. Elle illustre une circulation des influences entre continents, portée par des artistes formés dans des contextes culturels différents.

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