Immigration: quand Trump inspire les européens sur les expulsions de migrants

En ce mois de mars 2026, il apparaît que la politique américaine menée par Donald Trump ait donné des idées à l’Union européenne, en matière d’immigration tout du moins. En effet, Bruxelles vient d’entériner la création de « hubs de retour » situés hors du territoire européen. L’objectif est de mieux gérer les flux migratoires tout en facilitant le renvoi de certains migrants vers des centres d’accueil, situés dans des pays tiers.

Ces centres seraient destinés à accueillir des personnes en situation irrégulière, le temps d’organiser leur retour vers leur pays d’origine ou vers un État partenaire. Une approche déjà utilisée par les États-Unis, qui renvoient les migrants illégaux vers des centres souvent situés au Salvador (Amérique centrale), en Eswatini (Afrique) ou la Guinée Équatoriale (Guinée équatoriale).

Bruxelles annonce la création d’un hub de retours pour migrants

Ces pays sont souvent rémunérés pour ces services. L’Union européenne procédera-t-elle ainsi ? Pour le moment, difficile de savoir, ce projet n’en étant qu’à ses balbutiements. Cependant Bruxelles pourrait annoncer des partenariats dans les semaines à venir. Les pays d’accueil se chargeraient alors de récupérer et protéger ces individus avant de les renvoyer dans leur pays d’accueil.

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Pour le moment, les discussions portent sur les conditions d’accueil, les garanties juridiques et le financement de ces dispositifs. Une véritable évolution et un changement de paradigme total pour l’Union européenne, qui des années durant a tenté de s’imposer comme rempart à la politique anti-immigration américaine. Cependant, les flux deviennent de plus en plus importants et sont même parfois incontrôlés.

Associations et ONG appellent à abandonner le projet

La mise en place de ces centres soulève toutefois quelques interrogations. En effet, beaucoup d’associations et élus, notamment de gauche ou d’extrême-gauche, appellent à abandonner ce projet. La question de la légalité reste effectivement centrale dans ce dossier, avec des craintes sur la responsabilité éventuelle des 27 en cas de problème rencontré (agression, maladie, décès).

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