Israël dit avoir éliminé un proche du chef du Hezbollah et durcit sa ligne au Liban

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a affirmé jeudi 9 avril qu’Israël poursuivrait ses frappes contre le Hezbollah au Liban, au lendemain d’une nouvelle vague de bombardements particulièrement meurtriers. Le chef du gouvernement a aussi relayé l’annonce de l’armée israélienne selon laquelle un proche du secrétaire général du mouvement chiite aurait été tué à Beyrouth.

Sur son compte X, Benjamin Netanyahou a déclaré qu’Israël continuerait de frapper le Hezbollah « partout où il le faudra », alors que l’armée israélienne a intensifié ses opérations sur le territoire libanais depuis mercredi.

Benjamin Netanyahou : « Nous continuons à frapper le Hezbollah avec force, précision et détermination: Notre message est clair: quiconque s’en prend aux civils israéliens sera frappé. Nous continuerons à frapper le Hezbollah partout où il le faudra, jusqu’à ce que nous ayons pleinement rétabli la sécurité pour les habitants du nord« 

L’armée israélienne annonce la mort d’un proche de Naïm Qassem

L’armée israélienne a indiqué avoir tué mercredi à Beyrouth Ali Youssouf Harchi, présenté dans son communiqué comme le secrétaire personnel, neveu et proche collaborateur de Naïm Qassem, chef du Hezbollah. L’état-major israélien affirme qu’il jouait un rôle central dans la gestion et la sécurité du bureau du dirigeant du mouvement. Cette annonce intervient alors qu’Israël revendique une campagne de frappes ciblées contre les structures du Hezbollah au Liban.

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Le Liban maintenu hors de la pause annoncée avec l’Iran

La séquence actuelle s’est accélérée après l’annonce d’une pause de deux semaines autour du front iranien. Mais Israël et les États-Unis ont rapidement précisé que le Liban n’était pas inclus dans cet arrangement. Le vice-président américain JD Vance a déclaré mercredi que Washington n’avait pas accepté que ce cessez-le-feu couvre le territoire libanais.

Cette position a suscité des réactions diplomatiques. Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a estimé jeudi que le Liban devait lui aussi être couvert par l’accord de cessez-le-feu, après ce qu’il a qualifié de frappes israéliennes « massives » menées la veille. Le président français Emmanuel Macron avait déjà défendu la même ligne la veille.

Pressions internationales après les frappes de mercredi

Les bombardements israéliens de mercredi ont touché Beyrouth, la vallée de la Bekaa et le sud du Liban. Reuters rapporte que l’armée israélienne a dit avoir visé plus de 100 sites liés au Hezbollah, tandis que l’ONU a dénoncé des pertes civiles jugées « effroyables ». L’Italie a également convoqué l’ambassadeur d’Israël après des tirs ayant atteint un convoi de la FINUL au Liban, sans faire de blessés.

Sur le terrain, la tension reste élevée alors qu’Israël continue de présenter le front libanais comme distinct de la désescalade engagée avec l’Iran. Aucune annonce d’extension officielle du cessez-le-feu au Liban n’avait été faite jeudi au moment où nous rédigeons cet article.

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