Le 27 mars 2026, des missiles balistiques lancés par les Forces aérospatiales du Corps des gardiens de la révolution islamique (Iran) ont touché la base aérienne de Prince Sultan, en Arabie saoudite, endommageant deux EC-130H Compass Call de l’US Air Force, rapporte Le Parisien. Ces appareils de guerre électronique comptent parmi les plus rares de l’arsenal américain. L’observateur aéronautique Babak Taghvaee a été le premier à signaler les dégâts, en s’appuyant sur des images satellites de la base.
Deux appareils critiques touchés sur une flotte quasi inexistante
Sur les 14 EC-130H Compass Call jamais construits, entre deux et quatre restaient en service actif au moment de la frappe selon Defense Express. Les deux appareils stationnés à Prince Sultan représentaient donc une fraction significative — voire la totalité — de la capacité opérationnelle résiduelle de l’US Air Force dans ce domaine. L’EC-130H est une version profondément modifiée du C-130H Hercules, conçue pour brouiller les communications ennemies, perturber les radars et neutraliser les systèmes de coordination de défense aérienne adverse avant toute frappe cinétique. Il a été utilisé lors de la guerre du Golfe de 1991, puis en Irak et en Afghanistan.
Selon les premières évaluations, l’un des deux appareils aurait subi des dommages graves. Aucune déclaration officielle du Pentagone n’a confirmé l’étendue exacte des dégâts. La même frappe aurait également détruit un E-3G Sentry, un ravitailleur KC-135 Stratotanker et un radar AN/TPY-2, selon Defence Security Asia et des sources OSINT.
Washington accélère le déploiement du successeur
En réponse, l’US Air Force a dépêché deux EA-37B Compass Call depuis les États-Unis vers le Moyen-Orient — un déploiement interprété par plusieurs analystes comme une confirmation indirecte des pertes. L’EA-37B, dérivé du jet d’affaires Gulfstream G550, est le successeur désigné de l’EC-130H : plus rapide, plus endurant, doté d’un système de guerre électronique plus avancé. Il était en cours d’intégration opérationnelle au moment des faits, avec cinq exemplaires disponibles.
L’US Air Force n’a pas précisé si les deux EC-130H endommagés seraient réparés ou définitivement retirés du service. Compte tenu de leur ancienneté — mis en service en 1983 — et du coût des réparations, Defense Express juge probable leur mise à la retraite anticipée.
