La Russie a exposé sa vision des qualités requises pour le prochain secrétaire général des Nations unies, en énumérant des conditions précises pour le candidat qui succèdera à António Guterres à partir de janvier 2027. Kirill Logvinov, directeur du Département des organisations internationales au ministère russe des Affaires étrangères, a détaillé ces attentes dans une chronique publiée par l’agence TASS ce 04 avril 2026.
Les conditions énoncées par Moscou
Moscou exige que le futur chef de l’ONU s’engage à respecter « dans leur intégralité » les objectifs et principes de la Charte fondatrice de l’organisation. Logvinov a dénoncé les doubles standards en refusant que les grandes puissances traitent différemment certaines situations géopolitiques selon leurs intérêts.
Le diplomate russe a énuméré plusieurs critères : le futur secrétaire général devra maintenir une « position équidistante » dans les conflits, recourir à une « terminologie neutre » et privilégier les décisions fondées sur le consensus ou le droit contraignant. Il devra également s’abstenir de prendre des positions dénuées de fondement juridique. Logvinov a associé ces exigences au rejet des « doubles standards » qu’il estime visibles dans la gestion des crises à Gaza et en Ukraine par l’institution internationale.
La succession de Guterres en débat
L’ONU s’apprête à désigner son dixième secrétaire général. Le processus de sélection, ouvert depuis novembre 2025, a déjà enregistré cinq candidatures : Rafael Grossi (Argentine), Michelle Bachelet (Chili), Macky Sall (Sénégal), Rebeca Grynspan (Costa Rica) et Virginia Gamba. Des auditions publiques réunissant les candidats et les États membres sont programmées la semaine du 20 avril 2026.
La Russie, membre permanent du Conseil de sécurité disposant d’un droit de veto, dispose d’un poids décisif dans cette sélection. Les exigences énoncées par Logvinov constituent des signaux préalables aux négociations diplomatiques qui détermineront le choix final, attendu pour décembre 2026.


