Une révision constitutionnelle adoptée le 4 avril par le Parlement camerounais réuni en Congrès a ravivé les tensions politiques à Yaoundé. Le texte, voté par l’Assemblée nationale et le Sénat, rétablit la fonction de vice-président et modifie les règles de succession à la tête de l’État au Cameroun.
Selon nos recoupements d’informations, le vice-président sera nommé et révoqué par le président de la République. En cas de décès, de démission ou d’empêchement du chef de l’État, il prendrait automatiquement la tête de l’exécutif pour achever le mandat en cours. Avant cette réforme, la continuité institutionnelle revenait au président du Sénat.
Un changement dans l’ordre de succession
Le gouvernement camerounais présente cette révision comme un dispositif destiné à éviter une crise institutionnelle en cas de vacance du pouvoir. D’après Reuters, le texte encadre aussi les pouvoirs du futur titulaire du poste, qui ne pourrait ni modifier la Constitution ni se présenter à l’élection présidentielle suivante. La même source rappelle que la vice-présidence existait déjà dans l’organisation politique du pays avant d’être supprimée en 1972.
Cette adoption intervient quelques mois après la réélection de Paul Biya à la présidentielle d’octobre 2025. Le Conseil constitutionnel l’avait déclaré vainqueur avec 53,66 % des voix. Âgé de 93 ans, le président camerounais entame ainsi un nouveau mandat de sept ans, dans un pays qu’il dirige depuis 1982. Le site officiel de la présidence rappelle d’ailleurs que le mandat présidentiel au Cameroun est fixé à sept ans et renouvelable.
L’opposition dénonce une concentration du pouvoir
L’opposition voit dans cette réforme un mécanisme susceptible de transférer le pouvoir à une personnalité choisie directement par le chef de l’État, sans passage par les urnes. Plusieurs critiques visent un affaiblissement de la légitimité électorale dans l’hypothèse d’une vacance de la présidence. Reuters cite également des élus d’opposition qui réclamaient, à la place, un ticket président-vice-président élu conjointement.
Dans ce climat, des noms circulent déjà sur une possible future nomination, dont celui de Franck Biya. Un décret fait le tour de la toile. À ce stade, aucune annonce officielle de la présidence camerounaise ne permet toutefois de confirmer cette nomination. Le site de la présidence de la République ne faisait état, jusqu’aux dernières publications consultées, d’aucun décret de nomination en ce sens.
Promulgation et mise en œuvre attendues
Au Cameroun, une loi adoptée par le Parlement doit encore suivre le circuit institutionnel avant son entrée en vigueur. Le site de l’Assemblée nationale rappelle que les textes votés sont ensuite transmis pour promulgation par le président de la République. La prochaine étape concrète sera donc la publication officielle de cette révision constitutionnelle et, le cas échéant, la désignation du premier vice-président du pays.

Paul Biya est trop bon…trop bonbon….Il prévoit tout….c’est très beau
Où sont Yamba Yangba et Frankinlin Niamouinssi….Sonagnon ou Tchité pouvez vous les appeler rapidement? leurs numéros sont disponibles sur leurs sites