Vladimir Poutine a signé, le 3 avril 2026, un décret accordant la nationalité russe au Dr Sandy Kola Tolno, médecin guinéen et président de la branche guinéenne du Mouvement russophile international. Le document, publié par la présidence russe, inclut huit autres bénéficiaires occidentaux — quatre Français, un Italien, un Suisse, un Canadien et un Suédois.
Un médecin au double profil
Cardiologue de formation, Sandy Kola Tolno a dirigé l’Hôpital de l’Amitié sino-guinéenne de Conakry, puis le Centre guinéen des maladies cardiovasculaires et de l’hypertension. Son rapprochement avec Moscou remonte au moins à novembre 2024, lorsque le ministre russe de l’Enseignement supérieur, Valéri Falkov, l’avait officiellement nommé ambassadeur de l’éducation et de la science russes lors d’une cérémonie à Moscou. À ce titre, il faisait partie d’un réseau de 24 ambassadeurs chargés de promouvoir les universités russes auprès des jeunesses du Sud Global.
Le président de la section guinéenne du Mouvement russophile international
Au-delà de sa carrière médicale, Sandy Kola Tolno préside la section guinéenne du Mouvement russophile international, structure dont la mission est d’élargir l’influence culturelle et éducative de la Russie sur le continent africain. Il représentait régulièrement la Guinée lors des événements officiels organisés par l’ambassade de Russie à Conakry, aux côtés des représentants diplomatiques et des spécialistes militaires russes présents dans le pays.
Le décret du 3 avril ne précise pas formellement les motifs retenus pour chaque bénéficiaire. Les médias guinéens proches de Moscou, dont Pravda Guinée, évoquent une «reconnaissance de mérites exceptionnels» dans les domaines scientifique et éducatif.
Une naturalisation qui récompense un engagement durable
La naturalisation de Tolno fait suite à plusieurs années de coopération active avec les institutions russes, dans un pays dirigé depuis 2021 par la junte du colonel Mamadi Doumbouya. Selon les statuts du Mouvement russophile international, ses membres s’engagent à promouvoir activement les intérêts russes dans leurs pays respectifs.
Aucune réaction officielle du gouvernement guinéen n’avait été rendue publique au moment de la publication de cet article.



