Le ministre russe des Transports, Andreï Nikitine, a annoncé le 30 mars 2026 que la Russie signerait plusieurs actes bilatéraux avec des pays africains et asiatiques lors du premier Forum international du transport et de la logistique (FITL), qui se tient du 1er au 3 avril à Saint-Pétersbourg. Les négociations concernent notamment le Maroc, la Tanzanie, le Cambodge et le Vietnam.
Dans un entretien accordé à l’agence RIA Novosti, Nikitine a précisé la nature des engagements prévus : un accord bilatéral sur le transport routier international avec le Maroc, des mémorandums d’entente dans le domaine des transports avec la Tanzanie et le Cambodge, et un protocole amendant l’accord de navigation maritime existant avec le Vietnam, dont le trafic avec la Russie est en progression.
Un accord routier avec le Maroc, des mémorandums pour l’Afrique subsaharienne
L’accord avec Rabat porterait sur la circulation des personnes et des marchandises par voie terrestre entre les deux pays. Nikitine a indiqué que ce texte offrirait aux transporteurs russes des garanties de service et de transit au Maroc, sur une base de réciprocité pour les chauffeurs marocains en Russie. Le ministre a cité l’accord similaire déjà en vigueur avec la Turquie comme modèle de référence, notant que les échanges commerciaux russo-marocains sont orientés à la hausse.
Pour la Tanzanie et le Cambodge, les mémorandums d’entente constituent, selon Nikitine, des documents d’entrée en relation, destinés à poser les bases d’une coopération plus formelle. Le ministre a ajouté que les besoins spécifiques des pays africains participant au forum feront l’objet de discussions approfondies durant les trois jours de l’événement.
Plus de 60 pays mobilisés autour des corridors de transport
Organisé par le ministère russe des Transports sous l’égide de la Fondation Roscongress, le FITL réunit pour sa première édition des délégations de plus de 60 pays, dont plus de 25 ministres étrangers, selon les données du comité d’organisation. Le programme prévoit une cinquantaine de sessions articulées autour de trois axes : logistique sectorielle, connectivité internationale et numérisation du transport.
Une session est explicitement consacrée au potentiel commercial africain et à l’intégration des pays du continent dans les grandes routes maritimes mondiales, qu’elles empruntent les itinéraires établis ou des voies alternatives longeant le continent. Le forum se poursuit jusqu’au 3 avril.



