Le tribunal de grande instance de Dakar a condamné le 12 mai 2026, l’ancien international sénégalais El Hadji Diouf pour refus de paiement de pension alimentaire. Le joueur a écopé d’une peine d’un an de prison avec sursis et devra verser 10 millions de FCFA de dommages et intérêts.
Selon les éléments présentés à l’audience, la juridiction a retenu que l’ex-attaquant ne s’était pas acquitté de ses obligations financières malgré une décision judiciaire antérieure. Le litige l’oppose à son ex-épouse, qui a saisi la justice au nom de leur fille. Les avocats de la partie civile ont affirmé que le joueur disposait de revenus suffisants. Ils ont indiqué que les arriérés de pension atteindraient environ 9 millions de FCFA pour la période allant de mars 2024 à septembre 2025, auxquels s’ajouteraient plus de 500 000 FCFA de frais liés à l’entretien de l’enfant.
Une obligation fixée par la justice depuis 2023
Le différend trouve son origine dans un jugement rendu le 12 juillet 2023 par le tribunal d’instance hors classe de Dakar. Cette décision avait prononcé le divorce aux torts exclusifs de l’ancien joueur et confié la garde de l’enfant à la mère.
La juridiction avait fixé une pension mensuelle de 500 000 FCFA, en plus de la prise en charge des frais médicaux, scolaires et pharmaceutiques. D’après la plainte, ces obligations n’auraient pas été respectées sur plusieurs mois.
Au Sénégal, le refus de s’acquitter d’une pension alimentaire est prévu et sanctionné par le Code pénal. Ce texte encadre les obligations financières envers les enfants mineurs et prévoit des peines pouvant aller jusqu’à l’emprisonnement en cas de manquement.
D’autres footballeurs déjà confrontés à la justice
Des situations comparables ont été relevées dans le monde du football. L’ancien joueur brésilien Jô a été interpellé à Rio de Janeiro pour des faits liés à des pensions impayées. En Angleterre, l’ex-milieu de terrain de Manchester United, Anderson a été poursuivi pour des dettes de pension concernant ses enfants.
L’ancien défenseur international français Patrice Evra a également été condamné à une peine avec sursis dans une affaire d’abandon de famille liée à des obligations financières non respectées. Ces dossiers, traités par différentes juridictions, portent sur des situations individuelles distinctes mais reposent sur le même principe juridique : l’obligation de subvenir aux besoins des enfants fixée par décision de justice. La condamnation prononcée à Dakar ouvre désormais la voie à l’exécution des dommages et intérêts accordés à la partie civile, sous le contrôle des juridictions compétentes.