Déclaré mort, un homme réapparaît après son enterrement en Ouganda

Un habitant du district de Masindi, en Ouganda, a été déclaré mort puis enterré avant de réapparaître vivant quelques heures plus tard, selon la police locale. L’incident s’est produit le week-end dernier, après la découverte d’un corps en décomposition identifié à tort par la famille comme étant celui de Godwin Baguma.

Disparu depuis plusieurs semaines, cet homme originaire de Kijura était activement recherché par ses proches. D’après les informations relayées par les autorités locales, un corps retrouvé dans un champ de canne à sucre à Kisanja a été transféré à la morgue de l’hôpital de Masindi. Alertée, la famille s’y est rendue pour procéder à l’identification.

Une erreur d’identification à la morgue

Après examen de la dépouille, plusieurs membres de la famille ont affirmé reconnaître Godwin Baguma. Le corps, en état avancé de décomposition, a été rapidement inhumé dimanche, les proches évoquant l’impossibilité d’attendre davantage.

Le lendemain, alors que les cérémonies funéraires se poursuivaient, des habitants ont signalé la présence de Baguma vivant dans le village de Kihanguzi. Les proches ont alors décidé de vérifier ces informations. « Quand nous l’avons vu, nous étions sous le choc. Nous n’arrivions pas à croire qu’il était encore en vie », a déclaré un membre de sa famille. Retrouvé endormi chez un ami, l’homme a été immédiatement reconduit auprès des siens, interrompant les rites funéraires en cours.

Une enquête ouverte par la police

La police du district de Masindi a confirmé les faits et indiqué avoir ouvert une enquête pour déterminer l’identité du corps enterré par erreur. La famille a été contrainte d’engager une procédure d’exhumation afin de restituer les restes à la personne inconnue.

Selon les autorités locales, ce type d’erreur reste rare mais peut survenir lorsque les corps sont difficilement identifiables. L’absence de documents formels ou l’état de dégradation avancé des dépouilles complique les vérifications, en particulier dans certaines morgues.

Des situations comparables ont déjà été signalées dans différents pays, sans qu’elles soient fréquentes. Elles concernent le plus souvent des confusions lors de l’identification des corps plutôt que des erreurs médicales sur le constat de décès. L’enquête devra désormais établir l’identité du défunt retrouvé à Kisanja et préciser les circonstances de la confusion.

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