Ebola et hantavirus : le Mali renforce sa vigilance sanitaire avant la Tabaski

Les autorités sanitaires maliennes ont réuni mardi 19 mai à Bamako les responsables techniques du secteur de la santé et plusieurs partenaires internationaux afin d’évaluer les dispositifs de prévention contre Ebola et l’hantavirus. La rencontre, présidée par le Secrétaire général du ministère de la Santé et du Développement social, Dr Abdoulaye Guindo, s’est tenue alors qu’aucun cas des deux maladies n’a été confirmé au Mali.

Le représentant de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) au Mali a également participé aux échanges consacrés à la préparation du pays face à d’éventuelles alertes sanitaires. Les discussions ont porté sur les capacités de surveillance épidémiologique, les procédures de notification, le contrôle sanitaire aux frontières et la disponibilité des équipements de protection.

Surveillance renforcée avant les déplacements de la Tabaski

Les autorités sanitaires maliennes expliquent maintenir un niveau élevé de vigilance en raison de la circulation régionale de certaines maladies virales et des importants déplacements attendus à l’occasion de la Tabaski. Les mouvements transfrontaliers et les regroupements dans les grands centres urbains figurent parmi les principaux facteurs surveillés par les services de santé.

Selon le ministère de la Santé et du Développement social, les participants ont examiné les mécanismes d’alerte précoce ainsi que les capacités des laboratoires à identifier rapidement d’éventuels cas suspects. Les besoins en réactifs, produits de désinfection et matériels de prise en charge ont également été évoqués.

Cette réunion intervient alors que l’OMS a récemment appelé plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et centrale à renforcer leurs systèmes de surveillance après des cas signalés en République démocratique du Congo et en Ouganda. La CEDEAO a aussi recommandé aux États membres d’intensifier les contrôles sanitaires et les échanges d’informations sans procéder à une fermeture des frontières.

Besoin de financements et d’équipes d’intervention

Les partenaires sanitaires présents à Bamako ont insisté sur la nécessité de maintenir des financements pour soutenir les dispositifs de prévention et les capacités d’intervention rapide. Les besoins concernent notamment les équipements médicaux, la logistique et la formation continue des agents de santé.

Les autorités maliennes n’ont annoncé aucune mesure de restriction particulière à ce stade, mais indiquent que la surveillance restera renforcée pendant la période des déplacements liés à la Tabaski.

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