Jean-Luc Mélenchon a annoncé ce dimanche 3 mai au soir, lors du journal de 20h de TF1, sa candidature à l’élection présidentielle de 2027. « C’est le contexte et l’urgence qui ont fixé la décision insoumise », a déclaré le leader de La France insoumise (LFI), affirmant que tenir bon face aux défis géopolitiques, climatiques et sociaux « ne s’improvise pas ». Les élus du mouvement s’étaient réunis plus tôt dans la journée à Paris pour le désigner officiellement comme candidat.
Quatrième tentative après trois échecs
Il s’agit de sa quatrième candidature consécutive à la présidentielle, après ses échecs au premier tour en 2012, 2017 et 2022. Lors du dernier scrutin, Mélenchon était arrivé troisième avec 22 % des suffrages, à seulement 420 000 voix du second tour. Depuis, il n’avait cessé de répéter vouloir être remplacé, sans qu’aucun successeur crédible n’émerge au sein du mouvement. Sa candidature devra réunir 150 000 parrainages citoyens, considérés comme une formalité pour le fondateur de LFI.
Une gauche fragmentée face aux sondages
La gauche reste profondément divisée sur la question d’une primaire unitaire, que LFI refuse catégoriquement. De nombreuses personnalités ont déjà affiché leur intérêt pour l’Élysée : François Hollande, Raphaël Glucksmann, Marine Tondelier, Boris Vallaud ou encore les ex-insoumis François Ruffin et Clémentine Autain. Dans les sondages, Mélenchon oscille entre 10 et 11 % d’intentions de vote au premier tour, et serait battu par le Rassemblement national en cas de duel au second tour. Le président du PCF Fabien Roussel le juge même « certainement le pire candidat de second tour ».
