Accord Iran–États-Unis : pour Ghalibaf, Washington a subi une défaite

Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a affirmé mercredi 24 juin à Bakou que l’accord conclu entre l’Iran et les États-Unis pour mettre fin à la guerre constituait un revers pour Washington. Cette déclaration intervient quelques jours après la signature d’un protocole d’entente obtenu grâce à une médiation pakistanaise.

Mohammad Bagher Ghalibaf a présenté l’accord signé entre Téhéran et Washington comme une victoire politique pour l’Iran. S’exprimant à Bakou, en Azerbaïdjan, lors d’une conférence retransmise par la télévision iranienne, le président du Parlement a estimé que le protocole d’entente conclu la semaine dernière représentait « une déclaration de défaite pour l’Amérique ».

Le responsable iranien a attribué l’issue des négociations à la résistance de son pays. Selon lui, le mémorandum d’entente signé à Islamabad n’a pas été obtenu sous la contrainte mais résulte de la détermination des autorités et de la population iraniennes.

Téhéran revendique le résultat des négociations

Les propos de Mohammad Bagher Ghalibaf illustrent la volonté des dirigeants iraniens de présenter l’accord comme une réussite diplomatique après plusieurs semaines de tensions et d’affrontements. Le responsable politique a également défendu une vision régionale de la sécurité au Moyen-Orient, estimant que les États de la région devaient assurer eux-mêmes leur stabilité.

Le président du Parlement iranien a réaffirmé l’objectif de voir les forces étrangères quitter la région. Selon lui, leur présence ne contribue pas à une sécurité durable et alimente les tensions régionales.

Des discussions précédées de mois de contacts indirects

Avant la détérioration de la situation militaire, Washington et Téhéran avaient engagé plusieurs cycles de discussions indirectes sur le programme nucléaire iranien. Ces échanges se sont notamment déroulés sous la médiation d’Oman, qui a joué un rôle d’intermédiaire entre les deux parties.

L’accord conclu la semaine dernière marque une nouvelle étape dans les relations entre les deux pays après une période d’escalade ayant ravivé les craintes d’un conflit plus large au Moyen-Orient. Les autorités iraniennes et américaines défendent toutefois des lectures différentes des résultats obtenus.

La mise en œuvre des dispositions prévues par le protocole d’entente doit désormais constituer la prochaine phase des discussions entre les deux pays, alors que les regards restent tournés vers l’évolution du dossier nucléaire iranien et la stabilité régionale.

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