La Confédération des États du Sahel (AES) a condamné, dans un communiqué signé le 19 juin 2026 à Ouagadougou, l’attaque perpétrée la veille aux abords de l’aéroport international Diori Hamani de Niamey, au Niger. Le texte, signé par le Capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso et président en exercice de la Confédération, dénonce une violence terroriste qu’il attribue au soutien de « sponsors étatiques étrangers ».
L’assaut s’est produit le jeudi 18 juin au matin, selon le ministère nigérien de la Défense, dont le communiqué lu à la télévision nationale fait état de 11 membres des forces de défense et de sécurité et de 2 civils tués, ainsi que de 4 blessés. Les assaillants, arrivés à bord de deux taxis et d’une fourgonnette, ont tenté de pénétrer dans l’aérogare avant d’être repoussés. Le ministère précise que 22 d’entre eux ont été neutralisés et qu’une vingtaine de suspects ont été interpellés.
Une revendication encore à confirmer
Plusieurs médias rapportent que l’attaque aurait été revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), organisation affiliée à Al-Qaïda. Cette information reste à ce stade non confirmée par une source primaire identifiable et doit être traitée avec prudence. Elle marquerait, si elle se confirmait, une différence avec l’assaut mené dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026 contre le même site, qui avait pour sa part été revendiqué par la branche sahélienne de l’État islamique.
Le général d’armée Salifou Mody, ministre nigérien de la Défense, a qualifié l’opération de « tentative d’incursion perfide » et assuré que l’aéroport demeure « totalement sécurisé » et ouvert au trafic aérien. Aucune interruption durable des vols n’a été signalée depuis l’intervention des forces de sécurité.
Une solidarité affichée entre États membres
Dans son communiqué, l’AES salue la réaction des forces nigériennes et leur attribue le recul des groupes armés dans la région. La Confédération réaffirme sa solidarité avec les autorités nigériennes et présente ses condoléances aux familles des victimes ainsi que ses vœux de rétablissement aux blessés. Le texte indique également que l’organisation reste mobilisée pour contrer toute nouvelle menace visant ses États membres.
Cette nouvelle attaque contre le complexe aéroportuaire de Niamey intervient moins de cinq mois après celle de janvier, qui avait visé la base aérienne 101 logée dans l’enceinte de l’aéroport. Le communiqué de l’AES publié cette fois ne nomme aucun pays ni aucune organisation précise derrière les « sponsors étatiques étrangers » évoqués.
L’aéroport Diori Hamani, principal hub aérien du pays, combine des installations civiles et une base militaire utilisée dans la coordination des opérations antiterroristes au Sahel, ce qui en fait une cible récurrente pour les groupes armés actifs dans la région. Les autorités nigériennes n’ont pas annoncé, à ce stade, de mesure de sécurité supplémentaire spécifique au site, ni de calendrier pour la publication d’un bilan définitif des victimes et des dégâts matériels.
