Un civil a été appréhendé jeudi matin à Kaduna, dans le nord-ouest du Nigeria, par des soldats de l’opération FANSAN YAMMA pour usurpation de l’identité d’un officier supérieur de l’armée nigériane à la retraite. L’arrestation a eu lieu vers 9h14 au sein de la Strike Force Base du quartier Sabo, conduite par des éléments du 312e Régiment d’artillerie.
Selon un rapport opérationnel diffusé par l’armée nigériane à Abuja, le suspect est accusé d’avoir usurpé l’identité du général de division M.T. Ibrahim (à la retraite). Il se trouve actuellement en garde à vue militaire dans le cadre d’une enquête préliminaire. L’armée a précisé que des démarches sont en cours pour le transférer aux autorités civiles compétentes en vue d’une éventuelle poursuite judiciaire.
Une opération sur renseignement
L’arrestation fait suite à des renseignements exploitables recueillis en amont, qui ont conduit à une opération ciblée sur le site de la base. Les enquêteurs cherchent à établir les circonstances précises de l’usurpation et à déterminer si d’autres personnes seraient impliquées dans le stratagème. L’identité exacte du suspect n’a pas été rendue publique à ce stade par l’armée.
Un phénomène récurrent dans les forces armées nigérianes
Ce type d’affaire n’est pas isolé. En février 2026, l’armée nigériane avait déjà arrêté un nommé Alhaji Tijjani Abdul Rauf, qui se présentait depuis plusieurs années comme un général de division à la retraite, y compris lors de procédures judiciaires. Les enquêtes avaient alors établi qu’il n’avait jamais été incorporé dans l’armée nigériane ni obtenu aucun grade militaire. Lors de sa garde à vue, des coupures de presse de deux journaux nationaux le présentant faussement comme un officier supérieur avaient été retrouvées.
L’usurpation d’identité militaire est passible de poursuites pénales au Nigeria en vertu de l’Armed Forces Act, qui interdit explicitement le port non autorisé d’uniformes, de grades ou d’insignes militaires. Le suspect devrait être remis aux autorités civiles à l’issue des procédures militaires préliminaires, sans qu’un calendrier précis ait été communiqué par l’armée.